I.A CIlIAt
le mercure tombe fréquemment au-dessous de la glace , durant les nuits de janvier, tandis qu’en été (il est vrai que cela n’arrive pas souvent) il s’élève à ioo“.
Malgré ces extrêmes apparences de froid et de chaud, le climat doit, en général, être considéré comme très salubre , à cause sims doute de l’étendue des terrains cultivés. A l’appui des observations de llumboldt , dans son Traité des lignes isothermales, on peut ajouter que les missionnaires français furent étonnés de la ressemblance qui existe entre le climat et les produits de la Chine septentrionale et de la Tartarie , et ceux de l’Amérique du nord, et que la plante sauvage, appelée jtn-seng, longtemps le monopole de l’empereur, dans le pays des Mandchous, fut importée, en grandes quantités, à Canton par les vaiaecaux américains. ’•
La superficie totale de la Chine varie de hauteur ; elle • s’élève généralement en terrasse depuis la mer vers l’ouest, mais sans paraître former de montagnes remarquables.
• • Ses principales chaînes sont au nombre de deux. L’une
s’étend depms ¥un-nan , le long des limites du Koueîtcheou ei^lu Kouang-si , passant au nord de la province . de Canton , où une route est tracée , à travers le' déiilé de Mci-ling, que l’on a décrit dans la relation de nos deux ambassades;* elle prend ensuite une direction nord-est par le Fo-kien, et se termine dans le Tché-kiang. La •plus grande partie du faite , au nord-ouest.de la province - de Canton, forme le pays inaccessible (du moins pour le goyvernemcnt indigène] d^ Miao-tseu, qui ne se sont jamais entièremei^ soumis aux Tartares. Leur territoire est laissé en blarCc, yoême dans les cartes géographiques
• chinoises. 'La seconde grande chaîne de montagnes s’étend depuis le. Ssé-tchouen jusqu’au Chen-si , et fait faire au fleuve Jaune un brusque détour vers le nord, à travers la^ grande muraille. Il y a ensuite des montagnes , d’une hauteu^considérable, è l’occident de Péking, vers les pro-