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cienne capitale est infiniment plus centrale , sous un plus beau climat et bien mieux située pour accroître la prospérité de l’empire. Chang-hai , port de mer près de l’em, bouchure du Kiang, a été visité, en i 83 i , par M, Gutzlaff , et décrit par lui comme le lieu le plus important de toute la côte, sous le rapport commercial; il est en effet proche de Sou-tcheou et de Hang-tcheou. Sur le Kiang , non loin de l’embouchure, on/ voit une petite île si remarquable par sa beauté qu’on l’a appelée « l’Ile-d’Or» ; elle est couverte d’une foule de temples habités par les sectateurs de Bouddha ou Fo. Marco Polo l’a fort exactement dépeinte. A une distance peu considérable, sont les jardins de Kien-long, plantés par lui lorsqu’il, visita les provinces du Sud ; ils ont été examinés par l’ambassade Britannique de 1816, gui les a trouvés parsemés devxy^ cliers artificiels , de ruines et de ponts de bois sur des pièces d’eau, dans le style ordinaire du jardinage chinois. L’ambassade vit la chambre dans laquelle l’empereur ^dînait, et une tablette de pierre où il avait gravé qudqucs sentences de sa composition. Tout cela était dans un triste état de dilapidation et de ruine. i "** (
Le meilleur thé croit dans le district de Hoei-tcheoufou, la ville la plus méridionale de la province. Le sol dans lequel il est planté est une décomposition de granit, abondant en feldspath , puisqu’on s’en sert pour fabriquer de la porcelaine. Ainsi , le même terrain produit le thé et les coupes dans lesquelles on le boit. Dans cette même province est Fong-yanf-fou, où naquit le fondateur de la dynastie des Ming, qui, après avoi^ servi comme domestique dans un monastère de bohzes, se joignit à un corps d’insurgés contre la dynastie Mongole et devint leur chef. Comme il avait vaincu les Tartares dans toutes les batailles, et qu’il finit par les cliesser,de l’empire^ on le sui-nomma Hong-wou « le grand guerrier. »
La province adjacente de Kiang-si est peut-être, sous
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le rapport du paysage et du climat, la partie la plus ravissante de la Chine. Le lacPo-yang, qui, par sà grandeur, a l’aspect d’une mer intérieure, est bordé, du côté de l’ouest, par des montagnes qui forment une vue vraiment magnifique.
Ce fut là seulement que les deux ambassades cessèrent de. suivre la même route. Celle de lord Amberst côtoya le Yang-tsé-kiang , dans l’endroit où il quitt» le canal , jusqu’au point où il joint le lac , tandis que celle de lord Macartney traversa la Kiang , au-dessous de Nanking, visita Sou-tçheou et Hang-tcbeou, et, se dirigeant vers le sùd-oucst, atteignit le lac à son extrémité méridionale. La description suivante du côté ouest du Po-yang , est tirée d’un journal manuscrit.
«Nous sommes arrivés de bonne heure à Nan-kangfou. On a bâti au sud-est de la ville, un long môle, bornant un petit port, où les bateaux s’abritent contre les tempêtes qui s’élèvent sur le lac , dans les temps d’orage. Les ondulations de l’eau sont assez fortes poui r*^ faire ressembler le lac à un bras de mer, et le rivage était couvert de bardeaux, comme la berge de l’Océan. » On trouvera ailleurs la description des montagnes situées aux alentours, ainsi que celle de King-tù-tehing, célèbre manufacture de porcelaine , à l’est du Po-yang.
Du Kiang -si à la province voisine de Kouang-tong ou Canton , le passage est taillé dans la crête escarpée des montagnes qui les séparent. Ce chemin fut pratiqué par un seul homme durant la dynastie des Tang , il y a plus de mille ans : une porte voûtée , construite récemment dans le milieu, marque la limite des deux provinces. Le nom du passage Mei-ling, est dérivé de la fleur d’une espèce de prunus sauvage qui croit abondamment près du sommet. Après avoir atteint le bas de la pente rapide, du côté du Nord, les membres de l’ambassade furent obligés de descendre de cheval et de
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quitter leurs chaises pour la gravir. En gagnant le faite, où le rocher est taillé à la profondeur de plus de vingt pieds , le paysage, du côté de Canton , se développe aux regards dans toute sa majesté, avec les chaînes de montagnes escarpées et boisées qui l’environnent. C’est à tort que l’on a dit que les rochers du passage étaient de gneiss et de quartz ; ils sont en pierre à chaux, comme la plupart de ceux situés au Nord de la province de Canton ; ils remplacent le marbre gris que l’on descend en grande quantité sur la rivière. D’immenses blocs carrés, de la pierre qui compose la montagne, sont amoncelés en forme de pyramides de chaque côté de la route, au bas de la pente méridionale.
Les deux seules provinces à l’est ou à gauche^ de la route suivie par l’ambassade de lord Amherst, sont le Tcbë-kianget le Fo-kien , toutes deux sur les bords delà mer. La première fait concurrence avec Kiang-nan pour la production de la soie , et le pays est couvert de jeunes mûriers qui sont sans cesse renouvelés. C’est, dans le système des Chinois, le moyen le plus sûr d’améliorer la qualité de la soie fournie par les vers. La principale ville de la province est la fameuse Hang-tcheou , située au bout d’un bras de mer, où la marée, selon Barrow, s’élève jusqu’à six ou sept pieds. Près de celte opulente cité, à l’ouest, est le lac Si-hou , qui a environ six milles de tour ; les ondes en sont très limpides et parsemées de velumbium. Cette immense nappe d’eau est couverte de barques qui semblent être le séjour continuel de la galté et de la dissipation. Sur la côte, dans la 5 o° parallèle de latitude , est le port bien connu de Ning-po , l’ancienne résidence du commerce européen. On dit que l’entrée en est difficile, parce qu’aux plus hautes marées il s’y trouve à peine 20 pieds d’eau. A 60 ou 70 milles de là, parmi les lies proches de la côte , est Tcheou-san 0.14