‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 54 sur 125 · I.A CIIIM · texte numérisé non relu

I.A CIIIM

Cilusan avec un bon port, mais incommode pour le; cortmerceu même en le comparant à Ning-po.

La province voisine du Fo-kien défendit son indépendance contre les Tartares mandchous , plus long-temps qu'aucune autre partie do l’empire, étant soutenue par l’escadre de c© fameux pirate (comme on l’appelle, parfois, quoiqu’il mérite un meilleur titre) , dont le fils chassa les Hollandais de l’ile de Formose, lorsque les Tartares l’eurent dépossédé du continent. Les habitants du Fo-kien ont conservé des dispositions maritimes, et fournissent aux jonques de guerre de l’empereur, des matel#ts intelligents et des amiraux habiles, l ne grande partie des" jonques de commerce , qui naviguent en haute mer, appartient à la province de Fo-kien. Deux circonsjtances , probablement, contribuent à entretenir ces dispositions maritimes. D’abord, la province est tellement éloignée du grand canal, qu’elle ne peut se livrer beaucoup à la navigation et au négoce intérieurs que les Chinois préfèrent- ordinairement , lorsque ces moyens d’occupation sont praticables. Secondement, la proximité de la côte de Formose facilite et provoque même des relations constantes par mer. La langue, 'ou plutôt le dialecte du Fo-kien , est particulier à cette province , car il est à peine compris ailleurs; c’est ce qu’il faut attribuer à son long état d’indépendance du reste de l’empire. Ses habitants prononcent toujours TCll comme T; de là vient la différence entre icha et tca, relativement au principal produit de la Chine. Le premier de ces mots a été adopté par les Portugais de Macao, et l’autre par les Anglais d’Emouy. Ce port, dont le nom est une corruption du mot Hia-men, est bien connu pour avoir été jadis le siège du commerce britannique; il est situé sur une ll^ près de la côte, par «4 degrés aâ minutes de latitude. Fq-kien est le pays des thés noirs, et Bohé

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