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Le vice-roi de Canton (les Anglais l’appellent «le Gouverneur Li » ) marcha- contre les insurgés , qui ne plièrent que' pour revenir, dit-on, au nombre de 3 o,ooo combattants. Ils attaquèrent l’armée impériale et lui tuèrent 2,000'soldats, ainsi qu’une multitude de mandarins. Un officier supérieur qui comprenait leur langue et leurs coutumes fut député pour traiter avec eux, mais dès que ce héraut eut mis le pied sur leur territoire , ils le saisirent et le décapitèrent, en disant que l’esprit de Tchang-ki-eul (Jebanghir), le prince mabom^tan qui avait été traîtreusement assassiné à Péking , leur avait apparu et leur avait conseillé de ne point entrer gn accommodement avec les perfides.
Tandis que « le gouverneur Li » était battu au sud , le vice-roi de Ilou-lian attaquait les insurgés au nord, et leur reprenait une des, villes dont ils s’étaient emparés. Dans ces engagements les montagnards perdirent beaucoup de monde et eurent quelques uns de leurs chefs faits prisonniers. A la fin , deux commissaires impériaux arrivèrent de Péking et Opérèrent plus efficacement par la diploïfiatie qu’on ne l’avait fait, avant eux, pai* les armes.'Au moment où l’on répandait le bruit que des forces innombrables étaient en marche pour écraser les rebelles, les commissaires proposèrent à ces derniers d’entrer en négociations. Il fut convenu que Jes Miao- ’tsc ütt^tfcs teraient dans leurs montagnes, que les Chinois aient point leur territoire, et que les troupes de PenapCTeur seraient licenciées. Malgré celle heureuse ^ conclusion de la guerre « le gouverneur Li » fut , à cause de sa défaite , privé de ses fonctions à Canton et sommé de comparaître à Péking pour y être jugé et dégradé. D’un autre côté, le vi^-roide Hou-nan fut honoré d’tfte distinction militaire (Ta plume de paon, pendant é^îèré^ chapeau) et une foule efe récompenses furent distfiSto^es àd’aiities officiers, à l’occasion des avantages
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