LA CIII.NE
signalés qu’ils avaient remportés sur l’ennemi. Celui-ci, quoique vaincu , n'en est pas moins aussi indépendant qn’auparavant, et doit inspirer des inquiétudes continuelles à la dynastie Mandchoue.
La province de Yun-nan , la plus occidentale de la Chine, qui borne le territoire des Birmans, est extrêmementmontagneuseetahondeen métaux eten minéraux précieux. On trouve de l’or dans le sable de ses rivières, et le Kiang, dans celte partie de son cours, est appelé Kin-clia , ou «sable d’or. » 11 y a une source d’eau salée près de Yao-ngan-fou. Vers le nord-ouest du Yun-nan, sur les frontières du Thibet, on voit le j»/: , ou vache du Thibet. Los poils de la queue de cet animal servent à fabriquer plusieurs objets, et particulièrement des tapis. La vaste province du Ssé-tchouen, située au nordest du Yun-nan, est traversée pat- une partie du grand Kiang. D’après le nom de «montagnes de neige» donné par les Chinois à quelques unes de celles qui s’étendent au norci-ouest de celte province , sur la frontière du Thibet, elles doivent être d’une hauteur considérable; leur situation fait d’ailleurs présiîmçr qu’elles sont les plus élevées de la Chine. On trouve -IcP des sources de sel comme dans le ^ un-nan, vers le sud-ouest.
La province du Chen-si, qui est Umilrophe du Thibet, a été agrandie et divisée en deux parties, dont la plus occidentale est appelée Kan-sou. Ce pays et la province voisine du Chen-si , vers Péking , abondent en signes volcaniques, tels que des lacs et des sources d’eau salée, des jets de gaz intlammable et des sources d’eau chaude. Ces dernières existent vers le sud-ouest , à travers le Ssétchouen et le Yun-nan, jusqu’au pays des Birmans, où elles sont aussi en très grande abondance , et paraissent être une continuation de ces traces volcaniques qui s’étendent le long de la péninsule malaise , depuis Sumatra
et Java. (Ces deui lies contiennent de nombteux volcans en pleine activité. )
Dans le Cben-si, près de la ville de Yen-ngan-fou , les rochers distillent une substance inflammable que les Chinois brûlent dans des lampes , et appellent chi-yeou , ou huile de pierre. C’çst probablement une espèce de Petroleum.
Quoique ce sujet ne rentre pas entièrement dans notre plan, qui se borne à décrire exclusivement la Chine, il ne serait peut-être pas déplacé de dire quelques mots des pays limitrophes.
La région de la Tartarie mandchoue, autrefois le territoire des Kin , d’où sont venus les dominateurs actuels de l’empire, a été décrite généralement comme ayant trois provinces. Moukden , ou Ching-king , le lieu de naissance de la dynastie régnante commence juste à l’extrémité de la grande muraille , et se trouve bornée au sud par le golfe de Pé-tchi-li. C’est là que les empereurs sont enterrés et que le mausolée de leur famille est établi. Le pays est borné au nord-ouest et au nord-est par une bariière de merrain d’environ huit pieds , barrière que l'on a représentée à tort, dans quelques cartes européennes, comme une continuation de la grande muraille. A Moukden , on trouve une espèce d’Epitomc du gouvernement impérial de Péking , avec divers tribunaux pour le gouvernement de tous les districts de la Tartarie, dépendant de l’empire , dont les sujets, dans cette partie, sont appelés Bogdois par les Russes.
A l’est de Moukden et sur la frontière de Corée , au nord, est la seconde province de la Tartarie Mandchoue, appelée Ghirin : c’est là que la fameuse plante sauvage jinseng, à laquelle les Chinois attribuent des propriétés merveilleuses , est recueillie comme un monopole réservé à l’empereur. 11 n’y a pas long-temps, cependant, que la même plante a été apportée à Canton par les Améri-