‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 71 sur 125 · LU <CUI>B · texte numérisé non relu

LU <CUI>B

rébellioti domeslique est traitée à l*éga|^ l^ahison.

Ln édit social div défunt empereur outrepassa la loi existante , à propqÿ d’un cas survenu dans une des provinces centrales. Ln homme avait battu et maltraité sa mèrç»./le conni\ence avec sa femme. Le vide-roi ayant adressé un’rapport à Péking , la cour résolut de fortifier d’une manière solennelle le principe fondamental de ^ Itempire. l.a placuoù avait eu lieu l’événement fut anatbématisée et niaudite ; les deux cOupabletffvyrwit mis à mort; la^mère tîe’la femme fut bàtonnée et e^ée pour le crime de sa fille ; les étudiants du district furent retardés, dans leiSrs examens publics , pen^l^t trois années ; les magistrats privés de leuj s emplois et bannis ; enfin la maison habitée par les coupables’ fut démolie et rasée jusque dans scs fondements.

«Que 1^ vice-roi, ajoute l’édit, fasse connalü-e cette proclamation et qu’elle soit répandue dans tout 1 Lmpire , afin que le peuple en prenne connaissance; et s il y a*quelques enfants rebelles qui résistent à leurs parents, qui les humilient ou qui osent lever la main sur eux , . qu’ils soient punis de la .même manière. Si vous connaisseB , ôpci ipl es, les principes.,rénovateur5 , respecte/ alors la volonté impériale; soye/-y soumis, et ne^egardez p^nt, le .présent édit comme une vaine déclamation, car maintenant je suis résolu à condamner tous les crimes semblables à celui de Tc7i^-tch,en. Je vous somme, du fond de mon cœur, de prendre garde à vous ; j énjolqs aux magistrats de toutes 1^, provinces d avertir lesishefs de famille et les aînés dq^ villages , et de lire les Instituts sacrés le 2 et le i6 de chaque mois, afin de démontrer l’unporlance des relations de la vie , et afin que nul ne .se révolte contre scs parents, car je prétends rend^l’Empire filial. » Cet édit s’adres-sailaunepomilation évaluée ordinairement à 5oo, 000,000 d’ûmes!^||^ •

«Le principe vital, l’ànie du gouvernement chinois ,

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dil sir Çfor^ ^uufiloii , est l’obligation imposée à tout individu de sé soumettre à l’autorité des pèrês et mères qui l’exercent par eux-mêmes ou, par des représentants. Ce devoir, quoique désigné sous le beau nom de piêiè filiaie, doit être considéré Leaucoup plus comme une règle générale à exj^cuter, que comme l’expression ^ d’un sentiment particulier d’aû’eclion; il est tracé dans leurs plus anciennes annales, et rappelé formellement dans les «iprits des pi'emiers philosophes et législateurs. Ce principe a survécu a toutes les dynasties, ^ tous les • changements, à toutes les révolutions que l’Etat a subies ; enfin , il est encore aujourd’hui le principe le plus puissant de la constitution chinoise , puisqu’il se trouve doublement sanctionné par les lois positives et par l’oplnioti publique.

» Ln gouvernement qui a pour base l’autorité paternelle, et qui, d’après ce motif, mérite assurément la plus grande estime , tant par son étendue que par la loi sacrée qui le régit, qui a de plus l’avantage d’être dirigé par les princip/:s les plus immuables de la nature,' doit avoir solidité et durée , deux résultats très rarea dans toutes les formes de gouvernement. *

» Les Chinois, depuis leur première existence en corps de nation, ont toujours été distingués par ce même lien. La nombreuse et croissante population de la Chine est réunie en un peuple soumis^ dans ses mœurs, dans ses * habitudes et sa langue , à une autorité suprême ; il est possible qu’il existe encore Joiig-temps dans cet étal , malgré toutes les crises et le|i convulsions intérieures et extérieures qu’il éprouverait. »

Le premier des « quatre livres de Confucius a pour objet d’en.seigner .que de la connaissance do soi-même doivent découler l’économie et le gouvernement d’une famille; dû gouvernenient d’une famille, celui d’unè province .et d’un royaume. L’empereur est appelé le père

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