‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 73 sur 125 · I.\ ÇlllMi · texte numérisé non relu

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la Seule question à poscffesl celle de savoip si la som'iqe tk lil^ert^ personnelle sacrifiée se Irouw balancée par celle du bien publiç obtenu. Les Chinois sont tellement pénéti’és de la haute importance de l’éducation/que leur langue, est remplie d’expressions proverbiales qiii y font allusion : « Pliez le mûrier, lorsqu’il est jeune encore, tÿ l’éducation ne se répand point dans les familles, comment obtiendra-b-on des gens capables de gouverner ?«*“ et ainsi de suite. Chaque ville a un dieu public ouvert à l’instruction , et .les familles opulentes ont des précep- 4 'teurs.

Quant à ce qui* concerne le caractère d’ordre et de tranquillité qui distingue les Chinois, ■“'^omme corps de nation; cette autre remarque de Montesquieu est asSez j[fistc, savoir que le gouvernement n’avait point d’autre objet en vue , lorsqu’il prescrivit un certain code de cérémonies et de conduite ; « méthode excellente pour inspi- •rer des sentiments doux et bienvqjllants, pour maintenir la paix et lc*bon ordre , et pour bannir tous les vices qui naissent de la rudesse du caractère. j> Les Chinois soM. effectivement^ après tout, les hommesTes. plus paisibles^|^ et les plus gais de l’univers; ils doivent ces qualités à leurs institutions politiques et Sociales.

La seconde des seize lectures faites au peuple roule sur l’union et la, concorde ent^e-pareftts ; la troisième, sur l’union et le bon accord entre, voisins ; la neuvième , sur la modération réciproque ; *la seizième* sur la conciliation des inimitiés.» Ici se décèle peut-être l’origine de leur timidité caractéristique avec ses penchants; habi- , tuels^ l’astuce et la fraude.

• •Les Chinois ont vécu si' long-temps en paix qu’ils ont contracté , autant par habitude que pér éducation f une insurmontable horreu^^ pour les tfoubles politiques.

«Il vaut mieux être chien et-vi^e en paix,^^e d’être’ hjùpileet vivre dans l’anarchie,» est unede Jeursmann-^

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^i(*s ortiina'ues. <• C’est inii générale, disent-ils

encore , que les méchants son^ loujoufs passionnés pour le changement elles commotions, dans l’espérancede pouvoir les mettre à profit; tandis qu’en suivant un système d’ordre et de tranquillité, les allaires marchent scyfis confusion, et levnéchants n’ont rien à gagner;» en un mot, ils forment une nation de conservateurs incurables.

D’un autre côt^, le peuple parait avoir exercé sOn influence, car le preiriier empereur de la dynastie des Ming remarquait : « La corde d’un ara trop tendue finit par se rompre, elle peuple opprimé se révolte'. » I n autre souverain disait à son héritier ; * Vous voyez que le bateau dans lequel nous sommes assis est soutenu par l’eau, qai peut en même temps l’engloutir si elle devient agitée ; ressouvenez-vous que l’eau représente le peuple, et quc^ bateau seulement représénte l’empereur. » Parmi toutes les révolutions intérieures de la Chine , un fait bien digne de remarque, c’est que pas une seule tentative n’a eu lieu pour changer la forme de celte monarclûe si pure , fondée-sur l’autorité patriarcale ou en dérivant. L’unique objet a été , dan§ la plupart des cas , la doatruction d’un tyran, ou , lorsque le pays était divisé én plusieurs royaumes, la possession du pouvoir*universel par un chef.

La note suivante, d’un des poèmes de M. Rogers, renferme des observations qui nous paraissent assez exactes :

« Vieillesse était autrefois synonyme de pouvoir, et l'on peut remarquer que les vieillsuds' sontÿfaas ou mmns hononés,' selon que les hgmmes ^nt plus ou moins vertueux. Chez nous,. et partout où la naissance et Iv possession confèrent fe rang et rautorité , on voit toujours de jeunes insensés au-dessus des vieillard les ^lus respectables : chez nous enfin , la {ieÜlesse ne peut jamais trouver la vénération qui lui est due ; mais, chez la plupart des anciens , il en était autrement l^ussi ont-i^^e-

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