‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 74 sur 125 · I.A CIlINR · texte numérisé non relu

I.A CIlINR

cueilli les fruits de leq||p^|pdiÿle. « Rien ne main^dhl plus les mœurs <ÿ’une extrême subordination des Jeunes ^en» envers les vieillards ; les ups^ et les autres seront contenus , ceux-là par le respect qu’ils auront pour les vieillards , et ceux-ci par le respect qu’il^ dbront pour ei^-inkmes''{ Montesquieu). Nous ^ons déjà dh que les Chinois avaient cette coutume ;^cepe*ndant leur respect pour la vieillêsse est encore inférieur à’^celui qu’ils pro» fessent pour la science. ^«Çn science, dit leur maxime, l’â^c et la jeunesse ne font rien *. le. plus instruit .prend le premjer rang. » La prinéipâle sourcè des honneârs et de la considération en Chine ast effectivement le talent; et quellU que soit la science dans laqij^le ce talent s’est développé , il. faut çon^enir qu’il est un objet de respêct bien, plus légitime et bien pkis profitable que de vulgaires prétentions fondées sur la richesse ou la naissance. V

Quoique la fortune exerce aussi quelque influence, on faitm^ns de cas de ceux qui la possèdent que^^ns d’auCrès pays , toujours par suite de ce principe, que les distinctions et les honneurs ne s’obtiennent qu’avec du^ talent et de l’ériidition. Le choix des fonctionnaire» pu^^' biles qui forment la véritable aristocratie du pays , est fondé, à très peu d’exceptions près, sflr ce» qualités. Le pays se trouve dope gouverné par des gens capables,

« Les lettrés , nous disait un de nos correspondants de Péking , ainsi honorés par les Han , ont acquis un grand ascendant sur le peuple; la politique s’en est emparée dans toutes les dynasties , et c’est sans doute à ce^ réunion des esprits que la Chine Soit son bonheur, sa paix et sa "prospérité. L’aristocratie officielle se contente de sa position et de. son pouvoir; 'elle ne yise point à parat; àâ contraire , elle cherche qqplquefois à affectkiijhe certaine simplicité p^triaic:^.

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l.A CHINE.

î>.o8 I.A CHINE.

< 4 ^ superiluilé deg ricl^sij||ll||j|:st pns très commune en Chine. Un homme qui a'»des fils partage sa fortune avec eux , ou-plutôlTils yivent tous ensemble et én com^ mnn. Et }a seule prérogative <1® primogéniture parait être le maflicment de l’aident : l’alné est , en quelque sorte , l’intendant d^ biens de ses frèr^. Lés tentati||f^ d’accui4^atioti immodérée ne sont pas aussi grandes que chez nous, 'èt les occasions n’en sont point aussi fréquentes. Les richesses amassées par les Hoppo et les . marclj^ands hon^dq Canton ne îfoivent point être prises ^ur exemple de l’état ordinaire des cho^s dans l’empire. L’aristqjj^atie véritable du pays étanl^ et non héréditaiM, aucune famille ne se per^ftue'par ujhsvftèa^ de simstitution , et §i un individu voul^ transmet^^, ses biens sousforme.de douaire perpétuel , la loi y mettrait opposition.

Hume a observé que l’absence d’une aristocra^ héréditaire'peut assurer la tranquillité intérieure devjflfe, efi^tant à la rébellion la possibilité de trouver dsj^Æefs puissânts. « C’est sans doute par ce même motif qlie le

« gouvernement chinois ne veut point souffrir que .les grandeurs se perpétuent dans les familles (i)* Il y a certains titres héréditaires , baissant d’un degré durant cinq généra^ns^ct le privilège de porter des ceintures jaunes et rouges, qui servent à distinguer les nombreux descendants de la famille impériale; mais quoique les individus de oette classe soient assurément de nobles titulÿres, ils sonhloin de constituer la véritable aristocratie du pavs, car s’ils ne joignent^Ms quelque 'mérite per- * * ^ .1. :-.î

(i) üne loi de leur code péna] prononce la peine de iiiort non aeq- •leménl contre celui qui demande l'iilêvation d’iln ofBcicr civil à un tiflc héréditaire, mais aussi contre celui en faveur d'uqnellardomando 1|^ formée. ^ ^ ■ *||l

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