I.A CHINE
semblable à une bête brute.... Oh ! que je suis donc heureux d’être né en Chine ! Je possède une maison pour m’abriter; j’ai de quoi boire et manger; j’ai toutes les commodités de l’existence; j’ai des habits, des bonnets, et une multitude d’agréments. En vérité , la félicité la plus grande est mon partage (1) ! »
Assurément le pays dont les habitants s’expriment ainsi ne saurait passer pour mal gouverné. Un fait encore plus remarquable , c’est cette maxime populaire que les Chinois citent fréquemment : « L’empereur et le sujet qui violent LA LOI sont aussi coupables l’un que l’autre. » Ces paroles n’indiquent-ellcs pas qu’il existe une certaine sanction que le peuple en général considère comme supérieure à la volonté du souverain lui-mème ? Cette sanc-^ tion est renfermée dans les livres sacrés dontle principe signifie littéralement : salas pojmli suprema Icx. Quelles que soient les infractions commises de temps en temps par les Tarlarcs, ce principe continue d’ètre reconnu, et il doit indubitablement exercer plus ou moins d’influence sur la conduite du gouvernement.
Ùhinete Gleansr, vol. 5o , p. 190,
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