I.A CUINE
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politique qui doit alTecter de la simplicité. Comme nul ne peut remplir un emploi public dans le lieu de sa naissance, il n’a aucun intérêt à se montrer magnifique dans une résidence d’où , sur le moindre mot , il peut être éloigné ; le séjour le plus long n’est ordinairement que de trois ans : c’est pour cela que les fonctionnaires sont si mesquins en toutes choses , et que les personnes de leur suite sont souvent déguenillées ; ils font consister le luxe plutôt dans le nombre que dans la tenue de leurs domestiques.
Les relations sociales, partout où les femmes sont reléguées chez, elles , et réduites à ne voir que des personnes de leur sexe , sont nécessairement peu animées ; c’est ce qui a lieu en Chine : elles sont froides et cérémonieuses. Ce n’est guère que dans les excès de table entre hommes que les Chinois cessent ‘d’observer l’étiquette à laquelle ils sont soumis depuis un temps immémorial ; mais il faut remarquer, à l’honneur du caractère national, que ces excès sont toujours sévèrement blâmés, et qu’ils portent atteinte à la réputation de celui qui les commet.
Le sexe le plus faible partage sans doute , en Chine , la triste condition à laquelle il est soumis dans tous les autres pays de l’Asie ; cependant il y est peut-être plus considéré, grâce au pouvoir aeçordé aux veuves sur leurs fils , et aux hommages que ceux-ci sont obligés de rendre à leur mère. L’empereur lui-même exécute les cérémonies du Ko-teou devant sa propre mère , assise sur un trône. Les Chinois ont un proverbe qui dit qu’une femme est trois fois dépendante : « Avant d’être mariée, elle dépend de son père ; après son mariage , de son mari , et , lorsepi’elle est veuve , de son fils » ; mais ces dépendances paraissent se rapporter principalement à l’appui et à la subsistance qui lui sont dues.
On apprend aux dames à broder et à peimh’e sur la soie ; la musique est aussi un complément favori' d^édu-