I.A CBIKE
absence totale de respect religieux. Au reste , la manière sans façon avec laquelle ils traitent les idoles et les prêtres des sectes de Bouddha et du Tao n’est pas plus surprenante que les expressions impies employées par les anciens auteurs classiques de l’£urope\ en parlant de l’Olympe :
Tanc com Tirgoucola Judo !
Lorsqu’un Chinois perd un de ses parents dans la ligne ascendante , cet événement est annoncé à toutes les branches de la famille ; les deux cotés des portes sont revêtus d’écriteaux blançs (le blanc est la couleur du deuil ) . Les descendants directs du défunt , habillés en gros drap blanc, et la tète entourée de bandelettes de la même étoffe t pleurent autour de lui , tandis que les femmes font retentir l’air de cris sinistres, à la manière des Irlandais. Pendant ce temps , ses amis arrivent avec des çouyerturejs de toile ou de soie blanche qu’ils placent sur son corps. Le fils aîné « ou le plus proche rejeton mêlé., soutèiiu de chaque côté par des parents, et portant à la main un vase de porcelaine contenant deux pièces de cuivre, va à la rivière Ou à la source la plus proche, ou’bien encore à la citerne de la ville, pour «acheter de l’eau comme on dit. La cérémonie doit être exécutée ' par fils du fll$ atné préférence au second fils, et elle lui donne droit à une double part de l’héritage qui est partagé également entre les autres fils. La cérémonie de laver la figure et le corps avec cette eau étant achevée, le mort. est habillé comme de>^son vivant, pijis placé dans Un cercueil verni à l’intérieur comme à l’extérieur, formé de planclws de quatre è six pouces d’épaisseur , dont le fond est garni de chaux vive, et fermé ensuite hermétiquement. On place alors sur le couvercle une tablette où sont inscrits les nom et titres