AU TIERS SUPÉRIEUR
Siiliire des deux surfaces de section à la peau. — L'œsophage étant bien isolé dans la fossette sus-azygos puis bien mobilisé, on passe une double anse de lil autour de ce conduit, immédiatement au-dessous de l'endroit où l'on
veut l'inciser, c'est-à-dire juste au-dessus de la crosse de l'azygos. On le coupe entre deux ligatures. Saisissant le bout supérieur, on l'attire en bas et en dehors, en opérant des tractions dans le sens de sa direction, et en achevant son décollement. On place une nouvelle anse de fil au-dessus du point où on veut opérer la section supérieure de l'œsophage, et on coupe ce conduit. Le bout supérieur est abandonné provisoirement dans la plaie ; quant au bout inférieur, l'index droit, glissant sous la crosse de l'azygos, saisit l'anse de fil qui étreint la surface de section inférieure, et la fait glisser sous le vaisseau.
Achevant le décollement du conduit œsophagien par sa face antérieure, on dispose ainsi d'un bout inférieur long et mobile. On peut alors l'attirer vers l'angle inférieur de la plaie thoracique, sans opérer une trop forte coudure de ce conduit : dans les cas fréquents où il existe un ligament interpleural très développé, force est d'abord de le sectionner pour mobiliser l'œsophage et l'attirer à la peau. J'ai pratiqué à plusieurs reprises cette opération et dans la plupart des cas, j'ai pu suturer le bout inférieur à l'angle inférieur de la plaie thoracique. Une sonde introduite par la bouche postérieure arrivait sans coudure, ni flexion trop forte à l'estomac.
Ceci fait, on revient au bout supérieur, qu'on ne peut évidemment amener à la surface de l'incision thoracique. Comme Faure, j'ai fait une incision cervicale droite, et par cette incision le doigt introduit à l'entrée du thorax, saisit l'anse de fil supérieure et attire le bout supérieur à la peau, à laquelle il est aisé de le suturer.
Dans un certain nombre de cas, j'ai pu mener à bien cet exercice de médecine opératoire, et je suis persuadé qu'on peut de cette façon, extirper une notable portion de l'œsophage thoracique (toute la partie située entre la deuxième vertèbre dorsale et la cinquième ou sixième), sans réséquer
la première côte, el sans laisser dans le médiaslin une surface (le section éniineninient septique.