Seringue à injection de Charrière
(*) B, corps de pompe se tenant debout, prêa à .'tre chargé; A', serinpue cliargéc roooiivcric p.ir im couvercle se fermant à baïonnette, et dans lequel passe la liffc creuse de piston, se tenant debout. 15, canule se montant à frottement dans la tijc C.
IIYnilOCÈl.K l>K I.A TUNIQUIC VAGINALK. 587
il autres règles que celle-ci : fiure la poiiclion loin du Icsticule et, en général, sur la partie la plus saillauto. de la tumeur, et diriger le Irocart un peu de has ou liaul. Dans les très-grosses liydrocèles, vous ponctionnerez où vous voudrez pourvu que ce ne soit pas sur le testicule.
Lorsque la ponction est laite, le chirurgien ne quitte pas de la main gauche le pédicule de l'iiydrocèle et retire le poinçon, et le liquide de riiydrocèle s'écoule par la canule. Il ne faut pas presser pour le faire sortir; il sort seul, en vertu de la contraction réflexe du dartos. C'est souvent en pressant de façon à faire sortir tout le liquide que l'on fait entrer de l'air dans la tunique vaginale. Lorsque le liquide ne coule plus, un aide introduit la canule de la seringue dans la canule du trocart et pousse l'injection. La quantité de teinture d'iode à injecter varie avec le volume de riiydrocèle. Dans les hydrocèles d'un moyen volume, vous pouvez injecter 00 grammes de teinture d'iode. Lorsque cette quantité de liquide est injectée, on ferme la canule du trocart et, avec la main qui maintenait le pédicule de tumeur, on malaxe le testicule dans le scrotum de façon à répandre et promener partout le liquide injecté. C'est pendant cette partie de l'opération que les malades souffrent le plus ; la douleur suit le trajet du cordon et est parfois très-vive. Après cela, on ouvre le robinet de la canule et on laisse encore écouler le liquide, c'est-à-dire la teinture d'iode, sans presser sur le scrotum. Quand la teinture d'iode a fini de couler, d'abord pure, puis précipitée avec le liquide de l'hydrocèle, vous retirez la canule. Il reste alors dans la tunique vaginale une certaine quantité de teinture d'iode mêlée au liquide de l'hydrocèle. Ne cherchez pas à le faire sortir, car ce liquide assure la guérison, et Velpeau, de propos délibéré, laissait dans la tunique vaginale de la teinture d'iode. Plus l'hydrocèle opérée était volumineuse, plus il en laisSîiit.
Pendant ce temps de l'opération, deux accidents peuvent se présenter : Ou bien la tunique vaginale est tapissée de quelques fausses membranes ; elles forment un magma avec la teinture d'iode et bouchent la canule ; la teinture d'iode injectée ne ressort pas. Pour obvier à cet accident, vous introduisez un stylet dans la canule et vous débouchez la canule; le liquide sortira alors, mais il vous faudra quelquefois pi'esser sur le scrotum.
Ou bien, malgré les précautions, il est entré de l'air dans la tunique vaginale, ce que vous constaterez en percevant par la pression du gargouillement dans la tumeur. Vous ferez ressortir cet air en élevant horizontalement la canule sous la peau du scrotum, de façon à mettre sa |)artie terminale dans la partie la plus élevée de la cavité de la tumeur; l'air est là et il s'échappera seul.