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rose, basée sur 868 cas, ne parait pas éloigné de la même manière de voir : « Les causes de la maladie, dit-il, sont des causes agissant dans l’enfance ou une débilité héréditaire , ainsi que le prouvent les arrêts de développement du système vasculaire chez les chlorotiques, l’extension de l’affection à plusieurs membres de la même famille. »
Parmi les auteurs qui ont fait de la chlorose une maladie dévolution, il en est un grand nombre qui bornent cependant l’influence du développement aux seuls organes génitaux : « La chlorose, dit M. Fonssagrives , lient à l’évolution imparfaite de la fonction ovarique , et c’est en ce sens qu’on peut se rallier à l'opinion qui considère l’aménorrhée comme la cause et non comme l’effet de la chlorose (1). »
Mais, quelle que soit l’extension qu’ils donnent à cette théorie, tous ceux qui s’y rattachent admettent implicitement une prédisposition originelle ; la chlorose est donc pour eux une maladie générale faisant partie de la constitution même de l’individu. Nous pourrions rapprocher de cette conception, celle qui a fait de la chlorose une maladie diathésique , et citer nombre d’auteurs qui la considèrent comme un tempérament morbide parfaitement défini; mais ce serait allonger notre historique qui nous paraît résumer suffisamment les opinions qui ont eu cours sur la chlorose.
A laquelle de ces opinions nous arrêterons-nous? et quelle idée devons-nous nous faire de la chlorose? Une réponse à cette question ne pourra être tentée que quand nous aurons exposé l’histoire anatomique et clinique de cette maladie.
Aussi bien nous ne discuterons pas les nombreuses opinions que nous venons d’exposer, nous réservant de montrer, au cours de notre travail, quelle place on doit assigner à la chlorose dans le cadre nosologique, et de quelle façon on peut l’envisager dans l’état actuel de la science.
(1) Fonssagrives, Traité de thérap. appliquée , t. I, p. 753, 1878.