‹ La cholécystogastrostomie: dans l'occlusion supposée complète et directement irrémédiable du cholédoqueChapitre 18 sur 50 · QE DS · texte numérisé non relu

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les parois des capillaires et des membranes animales (Wistinghausen).

b) Elle agit sur les amidons. — Jacobson, Wittich, Bufalini lui ont étudié une action diastasique.

c) Elle serait un excitant des fibres musculaires de l'intestin. — Gette propriété ressort nettement des travaux de Leyden et Schülein, et des expériences de Nasse.

d) Elle joue le rôle d'antiseptique en milieu alcalin si l’on s’en rapporte aux recherches de Charrin et aux constatations de J. Teissier et Jardou qui ont noté chez les chiens porteurs d’une fistule biliaire une augmentation de la toxicité urinaire : l'hypertoxicité cessant de se produire si la bile est administrée par l'estomac.

e) Enfin, outre qu'elle délaie les matières fécales (Landois); qu’elle semble nécessaire à l’activité vitale de l’épithélium intestinal dans son rôle absorbant (Thanhoffer et Rôhmann); Physalix a trouvé récemment qu'elle annule en partie (par sa cholestérine) la puissance des venins.

Toutes ces propriétés ont été reconnues à la suite d'expériences nombreuses faites sur des animaux, surtout des chiens, auxquels on avait lié le eholédoque et ouvert une fistule cutanée. Aux premières épreuves on à cru la bile indispensable: les chiens opérés par Schwann périrent en deux jours, de péritonite probablement.

Mais Blondlot et d’autres expérimentateurs après lui, furent plus heureux et parvinrent à conserver

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pendant longtemps des animaux fistulisés. « Ils étaient devenus excessivement voraces, mangeaient trois fois plus qu'auparavant et néanmoins avaient beaucoup de peine à se maintenir au même poids.

« Leursdigestions étaientpénibles, paresseuses; leurs déjections rares, blanches et dures, répandaient une odeur particulièrement fétide. » En outre ils présentaient un état miséreux dû à la chute de leurs poils qui ne tombaient pas chez ceux qui léchaient leur fistule. (Nüssbaum). Cette action particulière de la bile serait due à la grande quantité de soufre qu’elle contient.

. Chacun de ces phénomènes est attribuable à Chacune des différentes propriétés de la bile.

Pour être plus &iscrets chez l'homme, ces troubles physiologiques n’en existent pas moins.

L'absorption des graisses devient impossible; il est donc nécessaire de les proscrire chez ces malades.

Les digestions sont pénibles; la putréfaction des matières fécales dans le gros-intestin est pour eux une source de toxines, qui, absorbées par la muqueuse, émpoisonnent à la longue le sujet.

L'état général est, quoiqu'en disent les partisans exclusifs de la cholécystostomie, languissant et finit toujours par devenir mauvais :-aussi celte intervention ne sera-t-elle point faite dans les circonstances où une entérostomie biliaire peut être pratiquée. On la limitera aux cas de nécessité, d’urgence-ouù de consolalion. De nécessile quand la vésicule est infectée, pleine de calculs, rétractée, ou noyée dans d'épaisses

adhérences. D'urgence : quand l'état du sujet est tel qu'une opération très rapidement palliative s'impose immédiatement. Enfin de consolation chez un cancéreux in-extremis qui met tout son espoir et sa confiance dans une intervention qu'il croit devoir le sauver. Mais dans les cas d’obstruction complète et irrémédiable ‘du cholédoque les opérations suivantes lui sont préférables.

Les cholécysto-entérostomies, — Elles n'ont pas tout d’abord les deux graves inconvénients que nous venons de relever à l'actif de la cholécystostomie.

Leur principal résultat est de rendre immédiatement la bile au courant intestinal : il n’y à pas de fistule, pas d'infirmités moins de troubles digestifs (ceux-ci dépendent du point d’abouchement) : ce sont en principe des moyens thérapeutiques parfaits. Outre ces avantages communs à toutes les entérostomies biliaires il en est d’autres particuliers aux divers points . où se fait l’abouchement cholécystique et aux procédés opératoires employés. Nous n'’insisterons pas sur la valeur générale de ces opérations : cette supériorité devant se constituer d’elle-même par la réunion des avantages respectifs de chacune des anastomoses que nous allons successivement étudier.

Bien avant que les chirurgiens se préoccupassent d’unir la vésicule au tube digestif, des trouvailles d'autopsie avaient fait voir que la nature réalisait

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