‹ La cholécystogastrostomie: dans l'occlusion supposée complète et directement irrémédiable du cholédoqueChapitre 30 sur 50 · PEER · texte numérisé non relu

PEER

début:en volume et en quantité ce qu'elles seront dans tout le cours de l'expérience ; et quand bien même on les varierait, on n'arriverait jamais à reproduire les mutations incessantes qui se passent là, où le suc gastrique, constamment produit, et la bile continuellement versée, modifient à chaque instant la composition du milieu. Enfin, il faut tenir compte de l’adaptation de organisme que l'usage rend tolérant et que Phabitude amène à modifier profondément ses ordinaires fonctions.

Pour expliquer ces troubles gastriques, les physiolo- -gistes sont à peu près tous d'accord, et donnent à Palcalinit; de la bile qui neutraliser ait l'acide chlorhydrique, la plus grosse responsabilité des accidents rapportés.

Or, la bile n'est pas àlcaline ; elle est neutre : Masse dit textuellement : « Boerhave avait cru que la bile neutralisait le chyme. Il résulte des expériences de Blondilot que la bile au moment où elle se sécrète, est neutre ; elle ne devient alcaline que par le séjour: dans la vésicule biliaire. Quand il ya une fistule qui amène directement la bile dans l'estomac, la réaction dece liquide est neutre. Si la bile déversée dans l’estomac est neutre, elle ne saurait neutraliser les acides du suc gastrique. »

Voilà pour répondre à une première accusation.

Voyons ce qu'il faut penser maintenant des autres : précipitation des peptones notamment. « Bidder, Schmidt et Masse ont expérimentalement démontré que la bile n’arrêlait pas la digestion des aliments albuminoïdes et féculents.

Page 1