CHAPITRE IV
Procédé opératoire au bouton anastomotique
de M. Jaboulay-Lumière
Jusqu'à ce jour il n’a été ni décrit, ni utilisé de procédé absolument spécial à la cholécystogastrotomie ; les chirurgiens l’ont praliquée chacun à leur manière avec les. moyens qui leur semblaient les plus avantageux. Cannac dans son travail indique bien les gran- . des lignes de l'opération mais n'’insiste peut-être pas assez sur certains points. Or il est deux conditions que l’on doit chercher à réaliser:
4° Aller vite:
20 Créer un orifice qui ne soit pas susceptible de se rétrécir.
Aller vile parce qu'on à souvent affaire à des malades très cachectisés ; créer un orifice incapable de se fermer parce que cette fermeture ramène l’opéré à son étatprimitif.
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La technique opératoire que M. Jaboulay à adoptée répond assez bien à ces desiderata.
De même que Cannac nous diviserons l'opération en quatre temps.
1° Incision de la paroi:
20 Exploration de la vésicule et de canaux biliaires.
° Anastomose cholécy stogastrique :
4 Suture de la paroi:
$ I. — LAPAROTOMIE
Choix de l’incision. — Il y a grande diversité parmi les opérateurs. L'un fait l’incision parallèle au rebord des fausses côtes; l’autre sur le bord externe du grand droit; l’autre médiane; celui-ci passe à travers la. gaine du muscle, cet autre fait un volet, etc. Nous ne nous atltarderons pas à décrire tous ces procédés ; mais étant donné qu'en présence d’un ictère auquel on est appelé à remédier,on ne sait que bien rarement qu'elle en est la cause exacte, il est logique d'ouvrir l'abdomen dans des conditions telles que cette incision primitive soit applicable, après l'opération, à toute intervention que le diagnostic secondaire pourrait imposer. Or de l'avis à peu près général c'est la laparolormie sus-ommbilicale médiane que lon doit employer. Et même serait-on absolument fixé, irait-on à coup sûr à une cholécystogastrostomie, de l'opinion même de M. Jaboulay qui l'a le plus pratiquée, c'est encore celle incision qu'il faut préférer quitte à l'agrandir plus tard par une section perpendiculaire: du grand droit si l’on n'avait assez de jour.
Opération. — Le champ opéraloire préparé, le malade endormi, un aide placé à la gauche du patient, l'opérateur assis en face pratique l’incision de la peau de l’appendice xiphoïde à la cicatrice ombilicale.
Deux ou trois passes du bistouri dégagent le tissu cellulaire: siquelques vaisseaux donnent, on les pince. Attaquer ensuite la ligne blanche, la sectionner bien franchement et placer sur ses lèvres deux pinces de chaque côté pour les maintenir. Le péritoine est alors ouvert et les bords de l'ouverture sont également pris par des pinces. Le champ opératoire est sous les yeux: C’est le moment de se rendre compte de la modification des organes et d'assurer son diagnostic.