ASS
« Point n’est donc besoin de suture de contention.
« Placer destampons autour de l’orifice del’appareil et un peu de coton à l'intérieur pour éviter l'écoulement des matières. Saisir ensuite la vésicule, la ponctionner comme précédemment et introduire la pièce inâle de la même facon.
Anaslomose. — « Une fois placée, saisir les deux demi-boutons à travers la paroi viscérale ; les rapprocher ; les faire pénétrer l'un dans l’autre et emboîter à fond.(Fig. 12). Ce dernier temps est malaiséquand on a mal présenté les deux pièces, c’est-à-dire qu'elles ne sont pas perpendiculaires l’une à lautre el aussi lorsqu'on à affaire à des parois épaisses, en mauvais état, et que perdant de ce fait de leur élasticité, l'ouverture à elles pratiquée vient à s’agrandir et ses lèvres ne s'appliquent plus exactement sur le cylindre central de l'appareil. On est alors obligé de pratiquer ensuite par-dessus un surjet séro-séreux.
Avantages du bouton de M. Jaboulay.—<«Ge manuel opératoire, en apparence compliqué, est simple et ne demande pas plus d'une minute et demie à deux minutes.
«C'estlà le premier avantage du bouton de M.Jaboulay sur les autres procédés d’approximation. Nous avons vu en effet qu'il fallait de dix à quinze minutes pour une entéro-anastomose avec les plaques de Senn: qu'avec le bouton de Murphy la même opération n'était guère moins longue. On gagne donc du temps par l'emploi du nouveau bouton et cela n’est pàs seulement utile, comme le dit Marwedel, mais important. Car il est incontestable que plus l'opération est vite
Anastomose au bouton de M. Jaboulay
Premier temps, préparatoire à l'introduction de la pièce femelle du bouton dans l'estomac.
La main gauche (1) de l'opérateur comprime l'estomac pour en arrêter la cireulation et tend le pli formé. La main gauche /2) de l'aide remplit le même office du côlé opposé, tandis que Sa main droite /4J au moyen d’une pince (5) attire au dehors la muqueuse gastrique (quia fait hernie à travers la boutonnière créée), afin que le bouton ne s'engage pas entre elleet les autres plans viscéraux.
La main droite (3) de l'opérateur se prépare à présenter le bouton à l'orifice.
Anastomose au bouton de M. Jaboulay
Deuxième temps. — L'opérateur a placé l’'échancrure latérale du bouton à la lèvre inférieure de la boulonnière el commencé à engager l'appareil par un mouvement de supination del’avant-bras. L’aide (4) va relirer sa pince devenue inutile.
(1) main gauche de l'opérateur; (2) main gauche de laide; {3) main droile de l'opérateur ; (4) main droile de l’aide.
Fic. 11
Anastomose au bouton de M. Jaboulay
Troisième temps. — L'aide a reliré Sa pince qui fixait la muqueuse gastrique. L'opérateur en continuant son mouvement de supination a relevé lentement sa main, si bien qu'il finit l'engagement du bouton de telle facon que la pince qui le porte est devenue perpendiculaire à sa première direclion (Fig. 10). L'engagement se termine dans cette position.
(1) Main gauche de l'opérateur ; /2) main gauche de l’aide; (3) main droite de l'opérateur.
Fig. 12 Anastomose au bouton de M. Jaboulay
Quatrième temps. — La main droite de l'opérateur maintient la pièce engagée dans l'estomac tandis que la gauche approche celle fixée dans la vésicule; il n'y à plus qu’à faire l'engrènement des deux parties.
VB, vésicule biliaire. Æ, estomac.
faite, moins on a de danger de choc ({re conclusion de Murphy),
« En outre, avec le bouton de M. Jaboulay, point n'est besoin de suture pour le maintenir en place; le diamètre de l'ouverture par laquelle il à pénétré dans le viscère est plus petit que celui de son cylindre central et par conséquentles lèvres de celle-là viennent s'appliquer sur celui-ci et l’enserrent avec force. Les manipulations sont par conséquent réduites au minimum. Et nous savons que moins on manipule l’intestin, moins il est exposé, et moins le danger d'’infection, de paralysie post-opératoire et d’adhérences existe (2e conclusion de Murphy).
« Il arrive bien quelquefois, pour des raisons indiquées dans la technique opératoire, qu'on est obligé de faire des points de suture par-dessus et autour du bouton mis en place, mais c’est une manœuvre à laquelle on n’a pas à recourir souvent; c’est un accident, encore est-il rare.
« Enfin les ouvertures pratiquées au viscère, au niveau de Fanastomose ultérieure, consistent en de simples ponctions : d’où encore choc moins intense, danger d'infection moins grand (1). »
Comme on le voit l'emploi de ce bouton à de grands avantages. Mais on peut le rendre encore plus précieux en le modifiant pour lui permettre de rester en place et d'éviter les rétrécissements ultérieurs.
« La chose, dit M. Jaboulay, n'est pas tmpossible à réa-
(1) Fouilloux, loc. cit.
liser : des fils de soie pourraient attacher les deux pièces aux tuniques viscérales en dehors de la zone écrasée par elles, ils seraient maintenus enfouis eux-mêmes par une suture circulaire surajoutée. »
«Pour cela faire, ce serait une modification insignifiante à apporter dans la construction du bouton nouveau qui resterait, jusqu'alors, le bouton anastomotique de choix.»
L’anastomose une fois ainsi constituéefaire s'il y à lieu une toilette des viscères etles réduire dansl'abdo-
men.