‹ La cholécystographie par la méthode de Graham (Travail du Laboratoire de la Clinique d'électricité médicale)Chapitre 10 sur 29 · ACCIDENTS · texte numérisé non relu

ACCIDENTS

La vulgarisation de la méthode de Graham fut, en quelque sorte, gênée au début de son utilisation par les accidents qui suivirent soit l’ingestion, soit l'injection de tétrabrome ou de tétraiode.

Avec le tétrabrome employé par voie intraveineuse, Carman a noté des réactions de type vaso-moteur, qui survenaient une dizaine de minutes après l'injection. Elles étaient caractérisées par un malaise général, par de la rougeur de la face, par des douleurs lombaires et par une hypotension venant après une hypertension de peu d’instants; par des nausées, des vomissements; tout ceci durait une vingtaine de minutes.

Dans très peu de cas, Carman note des réactions tardives, mais très légères, avec le sel de brome, à la dose de # ou » grammes pour un homme de 60 kilos. Il a obtenu, sur plus de 40 patients, après avoir fait son injection en deux fois, 18 réactions, dont une seule de grande intensité.

Gosset et Loewy firent des expériences pour voir quel était le degré de toxicité du tétrabrome chez le chien. [ls virent qu'au-dessus de 20 centigrammes par kilo ces animaux étaient pris de vomissements répétés, et restaient abattus pendant trois ou quatre heures. Withaker et Milliken ont démontré, par des expériences personnelles, que la dose mortelle de tétrabrome était de 27 centigrammes par kilo, pour le chien, qui mourait sept heures après l'injection.

Graham a employé des doses beaucoup plus fortes, qui ont entraîné une mort beaucoup plus rapide, déterminant même, chez certains de ces animaux, une hématurie par hémolyse.

La rapidité de l'injection est une des plus grandes causes de l’action toxique du produit. Gosset et Loewy firent, sur deux

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