‹ La cholécystographie par la méthode de Graham (Travail du Laboratoire de la Clinique d'électricité médicale)Chapitre 9 sur 29 · OR ES · texte numérisé non relu

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tion des 50 cc. de la solution ne dure que vingt minutes; le malade reste au repos pendant une heure après l'opération et ne prend aucun aliment pendant vingt-quatre heures.

Saralegui, d’une part, et Liest, d'autre part, ont inventé des appareils, des cholécystodosimètres, pour que l'injection se fasse pendant un temps assez long et fixé d'avance.

Karl Herman insiste sur la purgation du malade et surtout sur la lenteur de l'injection d’une solution de 50 à 80 ce., à administrer en vingt minutes (temps minimum).

À Bordeaux, le docteur Lachapèle fait l’injection le matin à : 9 heures, en deux fois, à une demi-heure d'intervalle. Il emploie 4 à 5 grammes de tétraiode dissous dans 40 cc. d’eau distillée : le sujet a été lavementé la veille et n’a pris à 19 heures, comme repas, que des aliments gras. Les radiographies sont pratiquées le soir à 5 et 7 heures et le lendemain matin.

Avec le docteur Mathey-Cornat, nous employons la technique suivante : Le malade est à jeun depuis le matin et a pris un lavement à 8 heures. Il vient au service à 16 heures, où une permière radiographie est pratiquée: À 17 heures, nous faisons une injection de tétraiode : ce sel vient de la maison Poulenc, et il est contenu dans des tubes scellés à la dose de 2 gr. 40. On fait dissoudre cette quantité de tétraiode dans 50 cc. d’eau distillée, stérilisée par la Suite par un chauffage au bain-marie de quinze minutes environ. La solution est employée extemporanément de quinze à vingt minutes après sa préparation. L'in- Jection se fait lentement, en vingt minutes environ, en une seule fois : dix minutes avant l'administration du tétraiode on a fait une injection d'adrénaline. Les radiographies sont prises le lendemain matin, à 9 heures et 12 heures. Nous préférons faire nos injections le soir, car le maximum de visibilité de la vésicule se produit de la seizième à la vingtième heure après l'administration de la phénolphtaléine.

Tous les auteurs utilisent le tétraiode par voie orale, à peu près de la même manière. Le tétraiode est donné en pilules, absorbées la veille au soir de l'examen radiographique, par

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le malade à jeun. Carl Oakman se sert de pilules recouvertes de salol. Stewart et Ryan emploient des pilules kératinisées ou enrobées de résine contenant 0 gr. 25 de sel fraîchement préparé : ils en donnent une dizaine environ pour un adulte de 70 kilos. Marcel Kahn fait usage de pilules kératinisées, dosées à 0 er. 30; leur nombre est de 12, contenant en tout 3 gr. 60 de sel. Guéneaux préfère les capsules glutinisées aux pilules kératinisées. Lomon et Laurent Gérard emploient, dans certains cas, du tétraiode pur (sel disodique bleu) en solution concentrée,-en présence d'un milieu qui empêche sa cristallisation, et conservée dans un état d'extrême division, comparable à l’état colloïdal. Le tétraiode est dans la solution à 1/10° et la malade l’absorbe avec du sirop d’écorces d'orange amère à la suite d’un repas gras.

Nous employons, au laboratoire de clinique d'électricité médicale, la technique suivante : : |

1° Le matin du jour qui précède l’examen, le malade prend une purgation (sulfate de soude : 20 grammes). Durant la journée, il ne boit que de l'eau de Vichy, des tisanes;

2° Le soir, au cours d’un dîner léger (graisses, thé, infusion chaude) il absorbe les 15 à 18 pilules préparées par la maison Poulenc, kératinisées et dosées à 0 gr. 30;

3° Dans la nuit, à 9 heures, 10 heures et minuit, 11 prend un paquet de bicarbonate de soude (50 centigrammes) avec une infusion légère;

4° Deux radiographies sont pratiquées le matin, l’une à 9 heures, l’autre à 11 h. 30, le malade restant à jeun.

Stewart Einhorn et Ryan ont employé la méthode à l’aide du tube duodénal. Le tube est placé le soir à 6 heures. On vérifie, à l’aide de la radioscopie, si l'extrémité du tube est en place. On fait absorber au malade 300 ce. de lait chaud. À 8 heures, le lendemain matin, on donne en deux fois 4 gr. 5 à 2 grammes de tétraiode, dissous dans 300 cc. d’eau distillée. Les clichés sont pris quatre, huit, vingt-quatre et trente-six heures après l’ingestion.

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La voie rectale en goutte à goutte a été également employée. Stegeman, de Berlin, a été le.premier à en faire usage. Voici la méthode : la veille au matin, le malade est purgé avec de l'huile de ricin; le soir, il est lavementé. On lui fait ensuite une piqûre d’hypophysine. La tétrabromphénolphtaléine ou la tétraiodephénolphtaléine sodique est donnée goutte à goutte, par voie rectale, à la dose de 12 centigrammes par kilogramme du sujet, dans une solution au trentième : l'administration dure de 8 à 10 heures du soir. Le malade repose la nuit en décubitus latéral droit, il prend, le matin, à 6 heures, 10 gouttes de teinture d’opium. Les clichés sont pris toutes les quatre heures, à partr'de 8 heures du matin. Le patient reste à jeun pendant toutes les recherches.

La technique de la prise des radiographies varie avec les auteurs. Quant à nous, nous employons celle-ci, la même, d’ailleurs, que celle de M. le docteur Jague :

4° Décubitus abdominal, compression avec bande de toile. Diaphragme Potter-Bucky;

2° Tube Coolidge, écran renforçateur;

3° Contact tournant Gaiffe-Gallot-Pilon;

4° 77 kilovolts, 40 milliampères. Temps de pose variant de 2 à 4 secondes.

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