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biliaires par emploi du sulfate de magnésie, du fait que Îe drainage de la vésicule est plus rapide après ingestion per os de graisses qu'après introduction de sulfate de magnésie à l’aide de la sonde duodénale.
Silverman et Minville ont prouvé que le drainage médical à l’aide d’une solution de magnésie provoque une modification de forme de la vésicule et une réduction de l’image, alors que sans drainage il n’y a pas de modification.
Feissly a montré que le repas de Boydon (mélange de crème et de jaune d'œuf) provoquait l'évacuation de la vésicule biliaire. Dans 7 cas l’auteur a constaté, entre une et deux heures après ce repas, l'évacuation totale de la vésicule; en effet, l'ombre vésiculaire disparaissait complètement dans ce laps de temps alors que, dans les conditions habituelles, on la voyait encore après une vingtaine d'heures. *
Pribram, Grunenberg et Strauss ont trouvé constamment une réduction de l'ombre, après injections sous-cutanées d’hypophysine. Moller et Ottosen ont noté chez des patients à grosses vésicules une réduction de l’ombre après ingestion de pain beurré et de pâte barytée, ainsi qu'après l’injection de pituitrine. L'hypophysine leur semble moins active.
Enfin Sosman, Withaker et Edson ont observé que même l'exercice physique, spécialement en ce qui concerne la musculature abdominale, n'avait aucun effet sur les dimensions de l'ombre vésiculaire.
De toutes ces observations, on se rend compte combien est utile la méthode de Graham pour l'étude physiologique de la vésicule biliaire.
Nous allons étudier maintenant les résultats que donne la cholécystographie après injection intraveineuse.
Les premiers résultats donnés par Graham, en février 1924, de sa méthode furent satisfaisants dans l’ensemble. Il eut en effet des images nettes de. la vésicule, celle-ci était normale. Les vésicules pathologiques étaient invisibles. Quelques mois plus tard, Graham, après examen de 55 cholécystographies,
déduisit que la vésicule normale devait être visible, de trois heures et demie à cinq heures après l’ingestion du tétrabrome, que le maximum de netteté était entré la seizième et la vingt-quatrième heure, et que le maximum de la dimension de l'ombre était entre la quatrième et la huitième heure; que la vésicule pathologique n'était pas visible.
Carman, après étude de 178 cas, établit les mêmes conclusions que Graham. D'après lui, augmentation et la contraction de l’ombre piriforme et homogène de la vésicule sont des signes de distension et de contractibilité normales; la persistance du volume initial serait due à une perte de l’élasticité, la nonvisibilité de la vésicule à une obstruction des canaux extrahépatiques, à une lithiase, à une tumeur, à de la bile anormale. Dans bien des cas l'épreuve de Graham a permis à Carman de modifier le diagnostic radiologique de lithiase.
En janvier 1925, Graham établit que dans 95 p. 100 des cas on doit avoir un diagnostic correct de cholécystite, vérifié par l'opération.
Pour Stewart, la méthode n’a de valeur qu'après vérifiçation par l'opération. D'après 36 observations personnelles, il déduit que la non-visibilité de la vésicule est due |
1° À une obstruction du cystique;
2° À une modification du contenu de la vésicule;
3° A l’épaississement des parois avec bile en quantité insuffisante; ?
4° Au volume exagéré de la vésicule avec excès de bile;
5° À l'hypo-fonctionnement hépatique.
Et que toute vésicule visible n'est pas pathologique.
Avec Einhorn et Ryan, il établit que l'absence de l’image vésiculaire, s'il n’y à pas eu de fautes techniques, provient des causes suivantes : ;
1° Cas sans jaunisse par obstruction : obstruction du cystique, oblitération de la vésicule (par tumeur ou calculs), parois vésiculaires épaisses, boue biliaire, troubles fonctionnels du foie;
2° Cas avec jaunisse par obstruction : lithiase des voies bi-
liaires avec petite vésicule, obstruction en dessous de l'union
du cystique et du cholédoque (cancer), excès de bile avec distension vésiculaire par obstruction (cancer du pancréas), troubles hépatiques.
Saralegui, après un examen de {82 malades ayant subi l'épreuve de Graham, est du même avis que ceux qui l'ont précédé. Il a mis une fois en évidence la voie biliaire principale sans vésicule visible : il a conclu à l'oblitération de la vésicule avec dilatation du cystique : ceci fut vérifié à l'opération.
Pour Wilkie et Ilingworth, si la vésicule est visible avec forme et densité de lombre régulières, on doit éliminer le diagnostic de cholécystite grave, mais on peut penser cependant à celui de cholécystite légère; d’après eux; on peut dénoter la présence, après l'absorption de tétraiode, de calculs qui sont invisibles à la radiographie ordinaire. Avec une bonne technique, la non-visibilité de la vésicule est due à l’obstruction du canal cystique ou à une vésicule bourrée de calculs, ou à une vésicule ne fonctionnant pas.
Pour Pribram, Grunenberg et Strauss, la méthode de Graham doit donner la certitude du diagnostic de calculs vésiculaires, d'oblitération du cystique, de cholécystoptose. Les adhérences péricholécystiques doivent être décelées par l'examen radiologique du duodénum joint à celui de la vésicule. Ces auteurs ont fait une centaine de cholécystographies qui ont servi de base à leurs conclusions.
M. Boine a présenté à la Société belge de radiologie 2 ma. lades traitées comme des lithiasiques : à la radiographie, leur vésicule paraissait normale; après opération, on se rendit compte qu'elles avaient de la périduodénite avic une vésicule normale. Deux autres malades à vésicule invisible aux rayons X étaient porteurs de vésicules hydropiques remplies de calculs qu’on leur enleva.
M. François ayant injecté du tétrabrome à 2 malades n’ob tint rien à la radiographie : il fut en présence, à l’opération. de deux cholécystites. Après injection de tétraiode à plusieurs malades, 1 obtint : -