‹ La cholécystographie par la méthode de Graham (Travail du Laboratoire de la Clinique d'électricité médicale)Chapitre 8 sur 29 · TECHNIQUES · texte numérisé non relu

TECHNIQUES

Les méthodes employées pour l'administration des sels varient suivant que l’on emploie de l’iode ou du brome et suivant que l'on se serve des voies intraveineuse, orale, jéjunale ou rectale.

Graham emploie le tétrabrome par voie intraveineuse à la dose de 6 grammes, après avoir la veille mis le sujet à jeun : l'injection se fait en vingt-cinq à trente minutes et les radiographies de la vésicule sont prises trois heures après l'injection.

Carman fait toujours précéder l'injection de tétrabrome d’une injection sous-cutanée de X gouttes de solution à 1 p. 100 de chlorhydrate d’adrénaline, pour prévenir les accidents. De plus, il fait l’injection en deux fois : une première, de cinq minutes, qui est destinée à tâter la susceptibilité du sujet et qui ne dépasse pas 10 cc.; la seconde, une demi-heure après, qui a lieu si aucun phénomène toxique ne se produit. La prise du tétrabrome se fait le soir, le malade étant à jeun depuis vingt-quatre heures, mais n'étant ni purgé ni lavementé. Carman emploie 4 à 5 grammes de sel, qu’il fait dissoudre dans 40 cc. d’eau distillée. La solution est stérilisée par un chauffage au bainmarie, de quinze minutes de durée Les radiographies sont faites le lendemain. Gosset et Loewy émploient 4 à 5 grammes de tétrabrome dissous dans 40 ce. d’eau distillée : c’est d’ailleurs la méthode de Carman. La solution est également stérilisée au bain-marie bouillant pendant quinze minutes, puis refroidie. Ils font l'injection à 8 h. 30 du matin, le malade étant à jeun depuis la veille au soir, dans une des veines du pli du coude; l'injection se pratique en deux fois, à une demi-heure d'intervalle : la première fois lentement, en cinq minutes; s’il

Doro tee

n y à pas de trouble, la deuxième injection est faite une demiheure après. Les malades restent alités et ne prennent pas d’aliments, sauf de la tisane, pendant vingt-quatre heures. Les radiographies sont prises le soir, à 5 h. 30, et le lendemain à 8 h. 30.

Le tétrabrome donné par voie orale a été peu employé; nous empruntons ce mode d'administration à Carl Oakman. Cet auteur se sert de capsules de gélatine recouvertes de salol : le malade à eu son intestin évacué par un lavement, le matin du jour de l’ingestion. Le soir, il prend un léger repas, composé principalement d'aliments gras, mais non en excès : il absorbe 5 capsules de 15 grains chacune, 1 avant le repas, À pendant, les trois dernières après, à une demi-heure d'intervalle les unes des autres, accompagnées par # ou 5 paquets de 0 gr. 50 de bicarbonate de soude. La première radiographie est faïte le lendemain matin vers 8 h. 30, les autres sont faites à 10 heures, 12 heures et 14 heures.

L'injection de tétraiode est actuellement la méthode la plus employée pour l'administration de ce sel. Graham a été le premier qui en ait fait usage, mais, au début, il re continua pas à s’en servir, car il eut de nombreux accidents provenant de l’impureté de ce sel. Plus tard, étant en possession de sel pur, il n'employa que le tétraiode. Il l’injecte à la dose de 0 gr. 07 par kilo, soit 3 gr. 50 pour un homme de 60 kilos, dans une solution d’eau distillée à 12,5 p. 100, c’est-à-dire 8 cc. d’eau pour Î gramme de tétraiode. Wilkie et Ilingworth injectent une solution de 40 ce. pour 4 gr. 50 (dose minima) à 5 gr. 50 (dose maxima) de tétraiode. Gosset et Loewy emploient une solution à 5 p. 100 : la dose employée par eux est de 2 gr. 40 de tétraiode pour un sujet de 60 kilos, dissous dans 50 cc. d’eau distil'ée; la solution est stérilisée par ébullition au bain-marie, pendant quinze minutes. Elle est employée presque extemporanément. Le malade est à jeun depuis la veille au soir : à & h. 30 du matin, on fait l'injection dans une des

veines du pli du coude, le malade étant couché; l’administra-

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