‹ La Chorée CongénitaleChapitre 13 sur 38 · LONG · texte numérisé non relu

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duction et abduction se succèdent. Les doigts sont successivement étendus et fléchis, mais les 3° et 4e doigts de la main droite sont en flexion permanente. La malade ne peut que très difficilement les étendre ; parfois même elle n’y arrive pas.

Le pied gauche est en adduction. Les membres inférieurs sont tranquilles pendant le repos ; mais présentent, sous l’influence d’une excitation morale, des mouvements involontaires ; alors la malade lève la cuisse, fléchit les genoux et fait des mouvements rotatoires des pieds. Elle marche en écartant les jambes, ne détache que fort peu le pied du sol, et tandis que les articulations de la hanche et da genou sont presque complètement en repos, elle projette en avant, à chaque pas, la moitié du bassin correspondant. Excités par le courant électrique, les muscles réagissent normalement.

Le domaine de la sensibilité est aussi le siège de phénomènes pathologiques. La malade se plaint surtout de fortes douleurs lombaires qui se montrent à des époques différentes avec une intensité variable. La partie de la colonne vertébrale comprise entre les deux omoplates est sensible à la pression, et des douleurs spontanées y auraient été parfois perçues. Enfin la malade a diverses sensations perverties, de temps à autre, « ça lui monte dans le cou et ca lui serre la gorge ». En même temps les yeux se convulsent ; pendant la nuit elle a souvent une sensation d'angoisse, et la respiration paraît entravée. Elle se plaignait aussi de frissons se répétant journel lement ; ces accès seraient constitués par un stade de frisson avec sensation de froid et de tremblements, suivi d’un stade de chaleur avec sudation abondante, bref, paraîtraient presque un accès de fièvre intermittente. Ils revenaient surtout dans la soirée, mais n'étaient pas rigoureusément typiques. La température pendant le stade de froid était de 370.

La sensibilité tactile et à la pression est normale. Les fonctions psychiques sont intactes ; le caractère un peu irritable. La ma lade pleure facilement et se montre très susceptible aux reproches.

Les phénomènes les plus importants sont les mouvements involontaires de la tête et des mains ; eux seuls existent depuis la naissance et tous les autres symptômes s’y ajoutent comme secondaires.

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