‹ La Chorée CongénitaleChapitre 18 sur 38 · PEUT SE · texte numérisé non relu

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lon éprouve parfois à différencier ces deux affections, d'autant que certains auteurs ont remarqué dans plusieurs cas la transformation de chorée en athétose et réciproquement d’athétose en chorée.

Henrich Bernard rapporte un exemple de cette transformation dans sa Dissertation inaugurale (Wurzbourg,1884). Audry a montré que dans la littérature médicale on rencontrait nombre d'observations portant le titre soit de l’athétose double, soit de la chorée chronique suivant les périodes où elles avaient été prises. M. Brissaud (Congrès médical de 1895), après avoir cité un fait semblable, se üemande s’il ne vaudrait pas mieux adopter le terme de choréeathétose, ou d’athétose-chorée, ce qui aurait au moins l’avantage de faire cesser une hésitation de diagnostic. Pour nous, dans l'espèce, cette discussion n’a pas grand intérêt, car nous ne considérons pas le cas de Julius Rau comme un cas de chorée congénitale. Les contractures et les mouvements particuliers de la main, des orteils, la persistance de ces mouvements pendant le sommeil, l'incertitude de la démarche nous feraient plutôt pencher vers l’athétose, et d’ailleurs les.paralysies persistantes des nerfs crâniens nous indiquent, suivant la juste remarque de l’auteur, une altération anatomique dans le système nerveux central qui ne nous rendrait possible que le diagnostic de chorée symptomatique avec contractures.

Os. XXIIL. — HERMANN RIEDER (traduite du Münchener Medicinische Wochenschrift, 1889, p. 603).

Victoria G., 26 ans, domestique. Père mort de débilité sénile, mère morte de maladie inconnue. La malade est la plus jeune de 6 frères et sœurs encore vivants et bien portants. Dès sa naissance,

elle fut atteinte de mouvements convulsifs et involontaires des muscles du visage et des bras et d’une légère surdité qui augmenta gradu ellement avec les années.

Elle apprit à marcher à 4 ans et à parler à 3 ans. La parole, toujours défectueuse, n’a jamais été plus distincte que de cé temps. Ses facultés intellectuelles ont sans cesse été au-dessous de la moyenne et sa mémoire toujours faible. Elle est très irritable, et s’emporte très facilement. Le plus léger trouble l’effraie. Depuis ses plus jeunes années, son sommeil est agité et troublé par des bonds et des cris, dont la malade ne s’apercevait pas. Les mouvements convulsifs des muscles s'arrêtent pendant le sommeil, et malgré ces mouvements, elle ne s’est jamais ressentie de fatigues musculaires. Elle n'a jamais montré en société de ses camarades de jeu, de gaieté ni d’entrain. Elle peut, il est vrai, lire et écrire mais avec difficulté. Elle ne sait guère compter. Elle peut tricoter, mais ne peut coudre. Elle est en état de s'habiller et de manger sans aide.

Elle accouchait heureusement l’année dernière. L'enfant qui a présenté les mêmes troubles pathologiques que la mère mourut à 17 jours. Elle a témoigné un grand amour à son fils. En général, elle a une prédilection pour les enfants. Elle avait été réglée à 17 ans et toujours régulièrement. Depuis sa grossesse, les règles n’ont pas réapparu.

Jamais de maladies antérieures. Les fonctions de la respiration et de l'intestin ont toujours été normales. Tous ces renseignements nous ont été donnés par une sœur plus âgée, et fort intelligente.

La cause de cette affection doit être la suivante : la mère de Ja malade qui présenta pendant sa grossesse les mêmes symptômes que sa fille, fut effrayée par un homme. Les grands-parents, les parents, et les frères et sœurs n'auraient jamais eu de tels accidents. D’après les renseignements de la sœur, tous les symptômes de l'affection, faiblement indiqués dans ses jeunes années, se seraient considérablement aggravés, dans le courant des années suivantes.

Depuis un an, la malade se plaint de fortes céphalalgies dans la région de la grande fontanelle, céphalalgies souvent accompagnées de nausées, de douleurs dans le dos et dans les bras qui-se mon-

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