SORTE
ment même, des mouvements convulsifs apparaissent ou s’exagèrent dans le membre déplacé. Cette exagération se manifeste aussi parfois, comme dans la chorée de Sydenham, lorsque l’enfant se sent observé (obs. pers., obs. Schlésinger).
Chez tous nos choréiques le sommeil provoque l'arrêt des mouvements convulsifs. Ce caractère commun se retrouve dans toutes nos observations et prend de ce fait une importance de premier ordre. Ce phénomène s'observe communément dans la chorée de Sydenham, mais ne se rencontre que rarement dans l’athétose double et les diplégies cérébrales.
Nous ne saurions oublier de mettre en relief un symptôme négatif d’un très haut intérêt, je veux parler de l’absence du spasme et dela rigidité musculaires. Huet différenciait l’athétose double de la chorée chronique par » le défaut de souplesse dans les mouvements volontaires, et l'existence d’une raideur et d’une rigidité des parties affectées ». Nous sommes allé plus loin que lui dans cette voie, etavons fait de ce caractère spasmodique du mouvement, le signe différentiel des chorées congénitales et des diverses affections spasmo-paralytiques.
DÉMARCHE. — Quelle sera la démarche de nos choréiques ? Nous n’aurons évidemment pas chez eux la démarche spasmodique des diplégiques avec leurs genoux fléchis frottant l’un contre l’autre, leurs cuisses fléchies sur le bassin, leurs jambes écartées, et les bras spasmodiquement accolés contre le tronc rigide, lui-même et fortement contracturé. Notre choréique n’a pas à lutter contre la rigidité spasmodique de ses muscles, puisqu'elle n'existe pas,