‹ La Chorée CongénitaleChapitre 9 sur 38 · ST M · texte numérisé non relu

ST M

Os. VII. — RicuTer.

En 1850 un fonctionnaire supérieur mourut subitement de la fièvre typhoïde dans la fleur de l’âge. Sa femme enceinte presque à terme le soignait, et fut très affectée de sa mort. Dans cet état elle accoucha d’une fille qui dès sa naissance présentait continuellement à l’état de veille les plus violentes convulsions des muscles volontaires. |

Les médecins avaient parlé de maladie cérébrale, d'hydrocéphalie, d'idiotie.

En se basant sur le cas précédent, Richter put bientôt constater qu'il ne s’agissait que d'une maladie de la moelle choréiforme. L’enfant souffrit encore longtemps de convulsions, mais apprit à parler, à marcher, etc. Elle fut très souvent agitée pendant la nuit, mais n'eut jamais de convulsions. Aujourd’hui encore elle fréquente lécole. Elle éprouve quelques difficultés à apprendre, mais elle à la conception facile, elle aime volontiers rire et s'amuser avec ses camarades. La parole monotone a un caractère plaintif, aussi bien à la conversation qu'à la lecture et à la déclamation. Elle prononce mal quelques lettres. Au lieu de dire « ch et g » elle dit « s ». Quand elle est confuse, elle tord les mains, le cou, etc. d’une façon choréiforme. Ses sens sont assez affinés.

Ces. deux filles ont le corps bien développé, et sont régulièrement réglées. Toutes deux ont une grande tendance à la scoliose et doivent être continuellement soumises à un traitement par la gymnastique.

= OBs. VIT. — RICATER.

Dans le cas présenté aujourd’hui il s’agit d'une fillette de 9 ans, enfant naturelle d’une pauvre ouvrière. Dans ce cas, les convulsions auraient été provoquées seulement quatre semaines après la naissance, par un bain froid que lui aurait donné la sage-femme. Cependant la mère reconnait que pendant sa grossesse son moral à été très éprouvé.

À l’état de veille, cette enfant présentait tous les symptômes de la plus évidente chorée congénitale « choréa minor » mais, elle est très

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