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corps se dresse sur les membres postérieurs comme pour le cabrer. Les mouvements persistent pendant le sommeil ; les émotions augmentent leur intensité. La plaie marche vers la guérison; elle se ferme et une semaine plus tard tous les symptômes nerveux ont disparu.
Il s’agit dans ce cas intéressant, de mouvements choréiques d'origine réflexe. C'est une « chorée » traumatique qui n'a aucun rapport avec la « chorée » infectieuse. Ces névroses traumatiques sont assez fréquentes chez le chien, maïs se manifestent le plus souvent par des convulsions épileptiformes (vers intestinaux, otacariase) ou des accès rabiformes.
Les tremblements consistent en des « mouvements oscillatoires réguliers, de rythme plus ou moins rapide, d'amplitude plus ou moins grande, du corps, des membres ou de la tête, symétriques de part et d'autre de leur position d'équilibre. Ils sont engendrés par des contractions faibles, limitées des muscles de la vie de relation » (Hébrant).
On les observe fréquemment chez le chien ; leurs causes sont multiples : les émotions, les orages, les tempêtes, la vue d'un autre chien, la vue d’une proie, le début des maladies infectieuses les déterminent. Ils constituent le symptôme principal de la sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson.
La sclérose en plaques à 6t6 signalée en Médecine Vétérinaire par Hébrant. Dans le cas observé par cet auteur il s’agit d'un fox-terrier âgé de 8 ans, qui depuis trois ans tremble des membres et du corps d'une façon continue quand il est debout, quand il
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marche ou qu'il exécute n'importe quel mouvement. Le tremblement disparaît pendant le décubitus et le chien dort dans un calme absolu. A part une démarche un peu raide surtout visible quand il commence à se mouvoir, rien ne semble contrarier le jeu du corps. On remarque cependant un léger nystagmus et de l'augmentation de réflexes rotuliens. On ne pourra pas confondre cette maladie avec la « chorée ». En effet, dans les tremblements, les contractions musculaires sont très rapprochées (10 à la seconde dans cette observation); de plus elles cessent pendant le repos et le sommeil ; dans la « chorée », les contractions sont espacées et relèvent de groupes musculaires plus ou moins nombreux ; dans la sclérose en plaques, c’est un véritable tremblement général.
Dans la maladie de Parkinson, dont Ben Danou rapporte un cas chez le chien, les tremblements sont plus lents : quatre à cinq oscillations à la seconde, ils augmentent avec les mouvements volontaires ou imposés, mais ils cessent pendant le sommeil, ce qui les différencie nettement des mouvements choréiques.
On identifie très souvent mouvement choréique et myoclonie. Ce sont pourtant deux manifestations morbides distinctes. Les myoclonies ne s’accompagnent pas de déplacement des segments osseux; elles évoluent sous forme d’accès, elles ne sont jamais généralisées et n’intéressent qu’un muscle ou un groupe de muscles ; elles ne s’accompagnent pas de contractions fibrillaires. Autant de caractères qui les différencient des mouvements choréiques.
On pourrait confondre les mouvements choréiques