‹ La "Chorée" du ChienChapitre 17 sur 21 · LEE. WOU · texte numérisé non relu

LEE. WOU

localisés à un muscle ou à un groupe de muscles avec les tics. Ce sont en effet des mouvements coordonnés, rapides, réguliers, involontaires. Mais ils sont intermittents et cessent pendant le sommeil.

L'’épilepsie et l’éclampsie sont deux affections qui s’accompagnent de contractions rythmiques des membres, de la tête, du tronc. Mais ces contractions se produisent par accès et ne laissent aucune trace dans les intervalles.

Pronostic

Il varie avec l'intensité, le siège et l’étendue des lésions. Dans l'impossibilité de connaître tous ces facteurs et tenant compte de ce fait que l'intensité des symptômes n'est nullement en rapport avec l'intensité des lésions, le pronostic doit toujours être réservé.

Les « chorées » légères, caractérisées par des mouvements rythmiques localisés, un peu de parésie, peuvent guérir avec le temps sans même laisser de reliquats.

Les « chorées » moyennes, caractérisées par des mouvements choréiques plus étendus, une paralysie plus prononcée et s’accompagnant d’atrophie musculaire, évoluent le plus souvent vers l’aggravation. On peut dans certains cas obtenir une amélioration, une accoutumance du chien à son mal. Mais la guérison n'est jamais complète; il subsiste toujours quelque reliquat : parésie, atrophie musculaire, rétraction tendineuse, etc.

Les chorées graves, généralisées, avec paralysie complète et troubles mentaux, se terminent toujours par la mort.

L'absence de traitement médical efficace assombrit le pronostic. En effet, quelle que soit l’intensité de la

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« chorée », on doit compter avant tout sur le traitement hygiénique. Sa bonne observation dépend du propriétaire. Mais comme les progrès sont peu sensibles et la guérison lente à venir, il se décourage et n’a pas la patience d'attendre.

D'une façon générale, l'apparition hâtive de la « chorée » au cours de la Maladie du jeune âge, l’étendue des contractions rythmiques, la douleur éprouvée par les chiens, la coexistence avec les autres localisations de la maladie du jeune âge : pneumonie, entérite ; avec d’autres maladies : épilepsie, la présence de paralysie, d’amyotrophie, de troubles encéphalitiques, l’inappétence, le mauvais état général, ce sont là autant de signes qui assombrissent le pronostic.

Par contre, la conservation de l'appétit et de la gaieté, l’absence de toutes complications, la régression progressive des symptômes sont des facteurs favorables au pronostic.

Traitement

Les médications les plus diverses ont été employées dans le traitement de la « chorée » du chien. La plupart ne réussissent guère et ces échecs se conçoivent aisément « si l’on considère d’une part la haute différenciation morphologique du système nerveux, qui en fait une machine spécialisée à outrance, mais dont les rouages sont si délicats qu'une fois touchés, leur régénération devient impossible ; et d’autre part la difficulté toute spéciale d'amener à pied-d’œuvre les agents thérapeutiques, de les faire pénétrer au niveau de l’axe cérébro-spinal, au travers de la barrière méningée ». (Antoine et Liégeois).

Ces médications sont d’ordre chimique, biologique, physique et diététique.

Médications chimiques

La chimiothérapie a été largement exploitée. Les médicaments utilisés se divisent en deux groupes : les médicaments sédatifs du système nerveux et les médicaments dirigés contre la toxi-infection.

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