Le premier, du 26 juillet 1794, qui était nie
sy! Picce aux Frangais et qui portait la signature de quarante-cing généraux et officiers royalistes, - souvrait par un bref rappel du passé; il y était dit ensuite que les « circonstances terribles » qui agitaient-le pays ne permettaient plus « 4 personne de demeurer incertain et flottant entre la scélé-
tatesse et la vertu ». Donc obligation pour tous.
etparticuliérement pour les Bretons de se rallier aux drapeaux de la religion et du roi. Seraient réputés rebelles et traités en conséquence ceux qui refuseraient d’obtempérer; item toute ville, . bourg ou village dont les habitations seraient abandonnées 4 l’approche des troupes royalistes; ttem tout receveur ou payeur de la République “qui ne mettrait pas ses fonds a la disposition des dites troupes. !
Le second manifeste, signé des mémes noms et — lancé le 20 aofit, commengait, lui aussi, par un ~ appel pathétique aux soldats républicains que
oS % oo tar ie Me .-
‘LA CHOUANNERIE -— | l'on conjurait de se rallier aux troupes royales. Car enfin n’était-on pas les uns et les autres des Francais, des fréres? Or, continuait le manifeste, «qui l’a provoquée, cette guerre atroce que nous nous faisons journellement? Qui sommes-nous et pourquoi nous battons-nous? D’un cété une République monstrueuse, une assemblée imbécile, des soi-disant représentants aussi ridicules qu’ils sont féroces. De notre cdté le respect et l’honneur des propriétés, la liberté des individus » — et aussi les gratifications, les soldes réguliérement -payées, la possession des grades, l’amélioration des retraites, tous les avantages, toutes:les sécurités que l'ingrate République refusait a ses ‘partisans.
Inauguré sur le mode patriotique, l’appel aux soldats républicains s’achevait, assez bassement, “sur la promesse d’une prime 4 la désertion. Il — ne fut entendu que par la racaille. .