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LES CULTES LOCAUX D'OCCIDENT

sus (1), à Saint-Pons Divonnon et Dinomogetimar associés à Mars (2), à Loudenville Mars Ariro (3), à Apt (4), Abianus et Mercure, à Poitiers (5) Mercure Adsmerius, Apollon Cobledulitavus à Périgueux (6). Ce sont tous les dieux locaux celtes habillés à la romaine, comme sur les bords du Rhin ce sont les dieux germaniques locaux (7) qu’on implore. En d’autres endroits, on trouve les dieux locaux adorés seuls : les Sulèves (8), à Velleron (Vaucluse), Baiosis (9) à Gourdan (près Montrejeau), Maglomaton (10) ou Maglus el Mato dans les Pyrénées, les Wenmandutæ et Ricoria à Béziers (11), les Prozumes (?) à Nimes(12). Segeta à Bussy Albien (près Feurs) (13), Stanna (?) à Périgueux (14), les Osdiavæ à Montpezat (15), 4lambrina à la Piarre (16) (Hautes-Alpes), Aramon à Collias (17) (Gard), Aæimus à Aime [Tarentaise] (18), Acionna à la Fontaine de l'Etuvée près Orléans, elc., etc... Dans tous ces pays on soupçonne qu'il n'existe du paganisme gréco-romain

Qi lEsue Epigraphique du Midi de la France, 1, p. 197, n. 229.

(3) Id., p. 65, n. 86, et p. 66. n. 87.

(5) Id., p. 312. (6) Tome I, p. 12, n. 20.

(7) J. Te Wa, Mylhologiæ septentrionalis monumenta pigravhica latina, Trajecti, 1847.

(8) Revue épigraphique, Y, p. 126, n. 141.

(9) Id. p. 35. 0. 48.

(11) Revue épigraphique, p. 260, n. 281 et p. 330, D. 364.

(12) Id., p. 263, n. 285.

(43) Id, p. 414-445, D. 131.

(14) Id., p. 40-41, 0. 56.

GEld ip, 91,1. 111, (16) /d., p. 379, n. 425.

(18) Id., p, 125, n. 140,

que tout juste le nécessaire pour donner lechange au vainqueur : « il est permis de croire que les « monuments corrects de ce paganisme sont « pour une bonne part l’œuvre des fonction- « naires romains ou des indigènes courlisans du « pouvoir. Dans les villes elles-mêmes, à Autun « par exemple, centre de création romaine pour- « tant, la disproportion est frappante. Sur cin- « quante images de divinités extraites dans un « élai plus ou moins complet de mutilation des « laraires domestiques ou des cancels compi- « taux, il ne s’en rencontre pas cinq rappelant « les dieux classiques (1) ». Quant aux autres, c'élaient des génies des eaux dont «le culte « multiplié à l'infini parmi les campagnes de la « Gaule y constituait la religion du peuple »; chaque source avait sa fée, sa dame, dont l'influence se faisait à tout instant sentir. En Gaule, la localisation des cultes élait peut-être plus exacte et plus menue, si j'ose ainsi dire, qu'en Asie Mineure. — Même spectacle en Italie, en Espagne et niême en Afrique. Quoique sur ces questions les documents n'abondent pas, on trouve à Narragara un dieu Haos, à Masculula un dieu Mathamos, à Thignica un dieu Monna, à Thugga un Dieu serpent, à Calama un dieu Bacac, près de Circa un dieu dont on ne connaît que les iniliales G. D., en d’autres endroits moins précisément déterminés les dieux Adon, Jaculon, Balcaranensis, Sobarensis, Sesasae, Varricala. Il est évident que les résultats de nos fouilles actuelles ne définissent pas lous les dieux locaux adorés ; il est permis de penser qu’il s’en trouve un peu partout d'analogues et

(1) Bozcior et Tmorter, La mission et le culte de saint Martin d'après les génies et les monuments populaires dans le pays éduen. [Paris-Autun, 1892, in-8}, p. 27.

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