Le comte «le Northumberland et Thomas de Percy
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aide de gens d'armes pour mener guerre au roy Henry d'Angleterre. Lesquelz promectoient et vouloient bailler hostages aucuns de leurs amis pour le servir à tousjours contre ledit roy d'Angleterre, loyaument et féablement. Mais à brief dire ilz eurent response négative , et par ainsi ilz s'en retournèrent sans avoir aide dudit roy, ne de ses François.
Ouquel temps, de rechef y eut guerre recommencée entre les ducs de Bar et de Lorraine. Pour laquelle cause y fut renvoyé messire Clugnet de Brabant, admirai de France, à tout grande armée. I^esquelz, par Champaigne, alèrent en Lorraine devant le Nuefchastel appartenant audit duc de Lorraine. Laquelle ville de Nuefchastel se rendit tantost en l'obéissance du Roy par le conseil et voulenté de Ferry de Lorraine, conte de Vaudemont, frère audit duc. Et avec ce, icellui duc envoya tantost ses ambaxadeurs à Paris devers le roy de France , pour lui exposer les besongnes dessusdictes 1 , lesquelz, en fin, firent tant que le Roy fut content et remanda ses gens d'armes, tasquelz en alant et retournant firent grans dommages ès pays où ils passèrent.
Et alors le duc Jehan de Bourgongne et ses deux frères, avec plusieurs autres grans seigneurs, se tira en sa ville d'Arras où estoit la duchesse, sa femme, et ses filles. Auquel lieu vint tost après le conte de Clèves', qui espousa sa fille nommée Marie ; et lendemain le conte de Penthièvre en espousa une', aux quelles
1 . Le Religieux de Saint- Denis dit que le duc de Lorraine allait jusqu'à craindre une attaque sur Nancy (t. III, p. 398).