CHAPITRE PREMIER
DE L^EMPEREUR HENRI lY, DU SIÈGE DE ROME ET DU SAINT PAPE GRÉGOIRE VU.
Taisez-vous sur cette victoire :
Tâchez d'en étouifer l'histoire ; Car un jour vous en rougirez.
P. NÉLIS.
Il est assurément curieux que ce soit un protestant, le professeur Voigt, qui ait, de nos jours, au grand dépit des philosophes arriérés , défendu et relevé dans une savante histoire le nom et la glorieuse vie du saint Pape Grégoire VII. Celui que Voltaire et son école appelaient le fougueux Hildebrand , est reconnu aujourd'hui, — par les ennemis persévérants de la papauté , — pour le sauveur de l'Europe et de la civilisation au onzième siècle.
Dans les guerres obstinées que l'empereur Henri IV fit à ce grand Pontife , on remarquait deux guerriers unis par l'affection, par le courage et par le mérite. Tous deux étaient loyaux chrétiens, hommes d'éner-