LES CHRONIQUES DE JÉRUSALEM
Les chrétiens ne purent se consoler de sa perte qu'en appelant son frère Baudouin d'Édesse, et le mettant en possession du trône de Jérusalem. Ainsi le second frère de Godefroid de Bouillon porta la couronne , comme il avait été prédit à la duchesse Yde , sa mère , qui avait seule nourri ces deux frères de son lait. Mais £!ustacbe, le troisième, qui avait goûté du lait d'une autre femme, n'eut point l'honneur d'élre roi ; il revint en France et fut obligé de se contenter di} comté de Boulogne, quoiqu'il eût autant de mérite que ses frères, et qu'il eût eu part à tous leurs exploits en Palestine.
C'est ainsi que finit le Ronian de Godefroid de Bouillon dans les anciens manuscrits^ (els que ceux qui se trouvaient dans la biblio*ihèque das rois Charles V, Charles VI et Charles VH. Lorsqu'il a été imprinné en -1499, Pierre Dcsray y a ajouté une suite assez considérable, dont nous donnerons un résumé très-sommaire :