RBUQUES DE SAINT-MARCOUL
dont les vingt-quatre panneaux, représentent aniant de setaes de TApocalypse.
Le 0 Juillet de la même année, le maire de Mantes fit publier un arrêt du Parlement, qui lui attribuait la police de la ville, tant au civil qu'au criminel, quo lui disputait le PW-vût.
Enfiu. le 20, le marché franc du mercredi fut nMabli, mais noua ne savons pas à quelle occasion, ni quand il avait été sus* pendu (l).
La Poste de Mantes fut aussi rétablie au mois d'avril 1624, après avoir été supprimée pendant fibês de cent am. Le maître de poste fut reçu par devant le maire et les échevins (2).
§ 238. Miracle de St.-Marcoiil. — Le 22 janvier 1626, la nuit du vingt-un au vingt-deux janvier, quantité de voleurs étant flirUvement entrés dans Féglise Notre-Dame, à dessein de piller et voler tout ce qu*il8 trouveraient de ridie, Os se transportèrent à la porte du revétier (3) où Ils brisèrent et rompirent quatre fortes serrures, et ayant foit ouverture dicelle, et encore crocheté deux autres grosses et puissantes serrures du coffre où était Targenterie de Téglise, et des armoires où étaient les calices d*argent qui servent tous les jours aux messes ordinaires, ils se mirent en effet à enlever tout. Mais étant survenu une lumière extraordinaire, ainsi que quelques-uns de ces voleurs ont confessé entre les mains de Injustice, ils Airent si fort épouvantés, qu*il8 abandonnèrent la place et s*enAiirent, n*ayant oser toucher à cette argenterie.
Le 3 février suivant on nomma sur la demande des chanoines, un gardien pour coucher dans l'église et veiller sur les richesses qu elle renfermait (4).
Peu de temps après cet événement merveilleux, révéqne de Chartres fit une nouvelle visite des châsses. Nous en prendrons occasion pour remplir la promesse tant de fois faite, de résumer i l'époque où nous sommes parvenus, l'histoire des célèbres
(1) Cnv.
(t) Ibid.
(3) La «acrùtie.
(4) V. Arehim de la ftUlrie.
CURONlQUfi DB MANTES
reliques dont il a été si souvent question et qui jouent un rôle si considérable dans les anciennes cérémonies religieuses de Téglise Notre-Dame. Nous nous servirons, comme nous Tavons dit, pour nous aider dans ces recherches etMneider cette question délicate, de la brochure si intéressante de M. A. Benoit, SaM-Uarcoul abbé de NanteuU^n-CoUnUn; Recherches mt le culte de ses reliques à Manies (1), et d*ttne antoe de M. Bd. de Barthélémy: Nolice historique sur le prieuré de Ss^lnir Marcoul de Corbeny (2). Notre Chronique elle-même nous fournira quelques éléments de discussion.
Marteou, Marconi ou Uarculphe, naquit i Bayenz vers la fin du V* slèele, d'une famille riche et considérable. Animé d'une grande piété, lorsqu'il fut libre de disposer de ses biens, il les distribua aux pauvres etse retira à Coutances auprès de l'évéque qui était alors saint Possesseur. Comme il avait une grande instruction et qu'il était doué d'une éloquence persuasive, il se fit prêtre à trente ans etse voua à l évan^^'élisation des populations payennes qui l'entouraient. Il obtint du roi Childebert, le don d'un lieu nommé Nanteuil et y établit une abbaye qui fut bientôt peuplée de nombreux religieux, parmi lesquels les plus connus sont saint Domard et saint Cariulphe ou Charioul. Après avoir fondé encore plusieurs monastères sur le modèle de celui de Nanteuil, il fit un Yoyage à Compiègne auprès de Childebert et mourut au retour, le 1** mai 558, entre les bras de saint LA, évèque de Coutances, à Nanteuil où il fut enterré. Quant à ses compagnons, Domard et Cariulphe, sur lesquels on sait peu de chose, leur plus grande gloire fut d'avoir toi\}ours leurs noms . associés à celui de leur abbé.
Le corps de saint Marconi, à Nanteuil même, était déjà en grande vénération. Sa sainteté était attestée au vn* siècle par Hernuin, abbé et successeur de Marcoul et par saint Ouen, archevêque do Rouen. Bientôt les Normands parurent dans le Cotentin et lorsque les rt-ligieux furent témoins de leurs dévastations, de leurs rapines et de leurs sacrilèges, ils n'eurent plus qu'une préoccupation : sauver les restes de leur fondateur pour les soustraire aux outrages des hordes barbares qui remplissaient d'elfroi la France entière.
(1) Br. in-S» do 25 p. Chartres 1874.
(2) Br. gr. de 200 p. Paris 18;6.