‹ La chronique de MantesChapitre 109 sur 143 · RELIQUES DE SAINT-MARCOUL · texte numérisé non relu

RELIQUES DE SAINT-MARCOUL

C'est alors qu'ils abandonnèrent Nanteuil, en emportant avec eux les corps vénérés de Mareoul et de ses deux compagnons, Domard et Gariulphe. Leur intention était de venir se réfogier derrière les remparts de Paris, qui étaient aeuls en .état de résister aux attaques des Normands.

C'est ici que les légendaires ne sont plus d'accord. Les uns veulent que les corps des saints Domard ot Cariulphe aient été laissés à Mantes ot que celui de saint Mareoul ait été porté jusqu'à Corbony-on-Laonnois (Aisne), cntro Laon et Reims, où se trouvait alors le roi Charles le Simple. Suivant la tradition recueillie à Mantes, au contraire, les trois corps avaient été cachés au x* siècle ilans la campagne deRosny, où ils restèrent ignorés pendant trois cents ans. On ne voit pas bien, à la vérité, ce qui put empêcher les religieux de Nanteuil de venir Jusqu'à Mantes, et de remettre leur dépôt aux mains du clergé de la ville. La contrée étant boisée, ils pouvaient très bien se cacher et attendre un moment favorable pour entrer dans la ville, plutôt que de confier leurs reliques à la terre. Mais enfin puisque telle est la légende, voyons comment elle se concilie avec celle de Corbeny qui semble avoir pour elle toutes les preuves historiques.

Les prêtres de Mantes soutenaient la légitimité de la possession du vrai corps de saint Mareoul. Les bénf'Mlictins de Corbeny n'étaient pas moins atfîrmatifs. La diverf^cnc*" des deux traditions donna lit-u à une vive polémique entre Simon F'aroul, doyen de Mantes et dom Oudard Bourgeois, prieur de ISaint- Marcoul de Corbeny.

Les deux adversaires également animés l'un contre Tautre, écrivirent chacun un livre en faveur de leurs thèses: Simon Faronl cita 33 miracles opérés par les mérites du saint à Mantes ; dom Bourgeois en opposa d'autres; mais ce qui était plus décisif, au point de vue de la vérité hi^ttorique, il cita des documents bien antérieurs à ceux que pouvait fournir ^imon Faroul. Où est forcé, après examen, de reconnaître que les religieux de Corbeny semblent être plus dans le vrai que le doyen de Notre-Dame.

L'intercession do saint Mareoul avait, dit-on, le pouvoir de guérir des écrouelles tous les malades (jui le priaient, et encore mieux ceux qui pouvaient toucher ses reliques. Ce serait de ces dernières que les rois de France auraient reçu le don de guérir, aprèa leur sacre, les scroftileux qu'ils touchaient. Le roi

Robert, suivant quelques historiens, avait le premier tonehé les malades, et Ouibert de Nogent, à propos de Louis le Gros, en parle comme d*an usage déjà aneien (1). Quant à l'origine de

*ce pouvoir, onla faisait dériver, soit de 1 onction du sacre, soit de l'intercession de saint Marcoul : « Et, en effet, co n'est qu'après s'être rendus dans le monastère (de Corbeny) et avoir adressé des prières au saint, que les rois touchaient les malades (2). »>

Tandis que suivant ia tradition de Mantes, les religieux de Nanteoil quittaient seulement leur abbaye en 915, en emportant leurs précieuses reliques, Corbeqy était déjà en possession des siennes depuis plus de dix ans. Gela est prouvé d*une Ikçon authentique. Un dipldme de Charles le Simple de 905, raconte justement les adver^^ités des religieux de Nanteuil, la cause de leur exil, leur arrivée à Corbeny et le don très importiint que leur fit le roi, de terres suffisantes pour y vivre et y élever un monastère.

Ainsi, lorsqu'à Mantes on fit l'invention des reliques, en 1215, 1250 ou 1343, il y avait longtemps que le corps de saint Uarcoul était en vénération à Corbeny et que les rois de France y faisaient une visite traditionnelle le lendemain de leur sacre, à la suite de laquelle ils touchaient les malades.

Tout ceci se trouve confirmé encore par d'autres actes indis* cntables. Hugues Capet approuva les dons de ses prédécesseurs et les augmenta. Saint Louis offrit au prieuré une châsse précieuse et institua une couliérie dont il voulut être le premier" confrère. Tous los r(»is, dans la suite, accordèrent quelque faveur à Saint-Marcoul de Corbeny.

Tandis que le prieuré du Laonnais recevait les reliques du saint d'une façon toute naturelle, Manteé? au contraire, n'entrait en possession des siennes que par une intervention miraculeuse. Des bergers, on se le rappelle, virent un four dans un champ au val de Rosny, une verdure extraordinaire dont leurs moutons s'efforçaient en vain d'approcher. Eraerveill'^s et surpris, ils vinrent à Mantes prévenir le clergé et \vs officiei-s do la ville. On fouilla l'endroit, et on y trouva un grand étui de bois en forme de (rois chapiteaux, où étaient enfermées trois châsses portant les noms des saints do Nantcuil.

(1) V. U DOtiM d« M. d« Barthélémy.

IMif.

RBUQUS8 DE aAINT-MARCOUL

Tous les manuscrits de Mantes diffi^-ent sur la date de cette invention et rien n'annonce dans les documents irrécusables, que le culte des trois saints y fut en faveur avant le commencement du XIV* siècle; dans Y Inventaire de 1043, on n'eu troQve anémie mentien aTant 1808. ChéTremont la plaee plus tard encore, en 1953, mais il doit se tromper.

On remarque de plus, que dans la procession 5e 1283 (§61 ), il n'est nullement question qu'on ait sorti les chftsses, comme cela se pratiquait dans les occasions solennelles, et notamment en 1448, à l'arrivée du chancelier d'Angleterre (§ 149). M. Benoit cite l'article premier de l'inventaire de Jean Philon (1), dressé en 1383, où on lisait cette mention très peu précise: <« Premi^»roiTient, un grand repositoire de fust en manière de châsse, auquel sont los ossements dr>s trois corps saints que r on dit pièça avoir esté trcuvez au chemin de Houen et apportez en ceste église Nostre-î)ame. »

En 1451, une châsse neuve couverte en argent (At^gcnio circumdata) par un orfèvre de Rouen, étant arrivée à Mantes, le clergé profita de la visite de l'évéque de Chartres, Pierre Bescbebien, pour faire procéder à la translation qui nut lieu le 10 décembre. « Cette grande et solennelle cérémonie eut pour témoins: Jean, abbé dlvry, au diocèse d'Evreux; Jean, abbé de Notre-Dame de Coulombs ; Robert, abbé de Neaufle-le^Vieil, ordre de Saint-Benoît; Guillaume, abbé de Grancbamp, ordre de Prémontré ; Regnaud, prieur de Saint-Honoré de Blois, officiai de l'évéque ; le maire et le** échevins do Mantos et un très grand nombre de bourgeois et d'habitants des deux sexes (2). >»

Les châsses furent ouvertes une seconde fois, le 7 juin 1(313, par Philippe Hurault de Cheverny, évoque de Chartres. Enfin une troivième fois non citée par les manuscrits de Mantes, le 15 mai 1636, par Léonor d'Ëtampes de Valençay, abbé de Bourgueil, et successeur de Philippe Hurault, àrévéché de Cbartres, en 1631.

M. A. Benoit a publié les deux premiers actes de Visitation. L'acte de 1636 dont nous avons retrouvé une copie à la mairie, est presque littéralement semblable aux précédents procèsverbaux, sauf les noms des personnes ; il est donc inutile de le publier en entier. Cependant, dans les documents cités par

(1) Aubé le nomme Bullon. V. t 73.

(2) V. A. Benoit. Loc. ciL

CHRONIQUE DB MANTBS

M. Benoît, nous remarquons comme dom Oudard Bourgeois l'avait fait dans ceux cités par Simon Faroul, qu"il n'est nullement question do saint Marcouî, mais seulement des reliques do ses deux disciples. Le prieur de Corbeny en conclut que Mantes n'a Jamais possédé que les reliques des saints Domard et Cariulphe.

Y a-t-ileu en 1451 et en 1613, un acte iéparé pour layisitation delà châsse de Saint-Marcoul et un autre pour les châsses de ses campagnons, comme paraît le penser M. Benoit? Nous l'ignorons, et les titres do Corbeny nous empêchent de nous prononcer. Comment se fait-il aussi que Simon Faroul, qui pouvait le connaître, n'ait pas cité celui qui concernait saint Marcoul pour l'opposer à son adversaire ? Car, si cet acte a été détruit à la Révolution, il devait exister à l'époque du décanat de Simon Faroul, et il lui étiiit important d'en publier une copie.

Ce qui est constant, c'est que dans le procès-verbal de 1636, le notaire Jacques Muliot nomme seulement le chef de saint Marcoul et d autres fragments de reliques, sans rien dire des deux autres saints. Voici le passage le plus important : « ffag venerandas fflortosl et sanctt Marculpht et prœsertim Uliu» capUto seu cranii separoHm in Uniets d^eentè repœtti reU- HwUUt eum muUis pat*ticuHs et flruetis ReUquUÛrum sancU Slephani, sanguinis Joannis Baptistœ, Vestimenti Beatœ Mariœ Virgtnis, ScH Pctri A postal i, sll Joannis caangelislœ, Stœ Cruels, sudavii et sepulciiri Domini, sU Leodegarii et sti Calixli papœ visita\'U{i). »

Les témoins les plus importants do cet acte étaient Jean Edt^line, archidiacre de Poissy, licencié en droit; Oudanl Gervais, chanoine de Chartres, Simon Faroul, doyen de Notre-Dame, Guy Charabort, Jean Coquert au, Jean Fleurette, Robert Gu^riteau et Arnoul Lhuissier, chanuines de Mantes ; Charles Bar> quillet, seigneur du Breuil, maire de la Tille ; Jean Barbereau, docteur en médecine, Noël Besançon, procureur, Jean du Tôt, avocat, et Antoine Beqnet, échoTins de la ville ; Nicolas Coulon, prévôt royal ; et Barthélémy Rével et Louis Santerre marguilliers.

(1) « Il visita ee« Twiértes reTfquea du glorieux taint Mareonl et spéciale-

nant aa této ou son crâne, plac('>c décemment à part dans ses enveloi'[M^'^. avec beaucoup de particules et fragments de reliques de a. Etienne, du sang de S.Jean-Baptiste, delaroba da la vierge Marie, de a. Pierre, apôtre, s. Jean i'évaugéliste, de la a* Croix, da Suaire, du Sépulcre, de a. liéger M de a. CaUxte, pajw. »

RBUQUB8 DB SAINT-IIABOOUL

On pputcomparerlarédaction décos actes àcelle denotreC/ironique où la présencedes reliques de l'abbé de Nanteuil parait touti-fait affirmative. En 1451, Pierre Beschebien retire le^ restes de saint liareoul de leur vieille ehâsse, pour les mettre dans celle eouverte d'argent, tandis qu*il mélange les ossements de Domard et Carinlphe et en fait deux parts qa*il place dans deux châsses neuves en bois. En 1613, la Chnmiigue semble préoccupée de répondre à de discrètes critiques ou même à des doutes :

« On vit et regarda ce qu'il y avait dans lesdites châsses d'aidant que quelques personnes croyaient qu'il n'y eul rien dedans. » On troura dans chaque châsse des procès -verbaux ditl'érents relatifs à chacune des reliques ; Philippe Hurault montra à rassemblée celles de saint Domard et de saint Carinlphe, mais quant à celles de saint BCarcoul, il ne les lit point voir « disant qu*il fallait mieux croire que voir ; » ce qui pouvait cependant être aussi Judicieux pour toutes.

La rédaction des § 18 et 50 semble aussi impliquer que les trois corps (étaient entiers, tandis que le procès-verbal de 1451 prouve au contraire, qu'il n'y avait que dos fra{^ments d'os avec les tètes. Cela imiiquor.iit au moins un potit arrangement postérieur, dans la n-daction de la tradition primitive. De plus, pendant qu'à Mantes, suivant Simon Faroul, les évèques de Chartres montraient au peuple, ou touchaient « le chef et les reliques de saint Marconi » (§ 225), les évéques de Laon à Corheny, ftdsaient aussi Touvertore de Tantre chAsse et montraient également les prr'cieux restes. En 12?0, Ir corps fut trouvé entier, par l'évêquc Anselme de Mauni, lors de la translation dans la châsse donnée par saint Louis. La tête fut alors détachée pour la mettre dans une châsse particulière. Le 1*' octobre 1295, nouvelle translation du corp.f dans une châ.sse plus riche encore, donnée par Philippe le Bel. En 1471, le corps était encore complet

Le chef de Saint-Marooul, fUt dérobé cependant une première fois, puis retrouvé. Mais en 1687, il tut pris de nouveau e depuis jamais on n*en retrouva la trace. Enfin le 16 avril 1640, la châsse Ait encore ouverte pour en retirer une vertèbre demandée par le roi.

De ce lonjj: oxposô. il n''sulte pour nous, comme pour M. E. de Barthélémy et dom Oudard Roiir^^oois. que les titres do Corbeny à la possession du corps de saint Marcoul, étaient beaucoup plus anciens et plus authentiques que ceux de Mantes. Aussi ne

OHRONIQUB DB MANTES

pouvons nous mieux terminer cette partie de l'histoire de notre ville, qu'en citant les conclusions du prieur de Corbeny, qui ne niait point les trente-trois miracles (''num('*rés par Simon Faroul : « Et ainsi sur cette raison, j'accorio à messieurs de a Mantes qu'ils possèdent dans la chftsse quelques petites reU- « ques de saint BCarooul, ai toutefois ils n^ayment mieux attribuer « toutes ces menreilles aux corps de ses glorieux compa- « ipions. »

Des châsses et des reliques de saint Marconi et de ses deux OBUpagnons, la RtH olution n'a rien respecté, que les deux procès-verbaux si intéressants publiés intégralement par M. A. Benoît et qui font partie, croyons-noos, de sa précieuse collection de documents de toutes sortes.

Nous renvoyons à sa brochure pour le texte complet de ces deux chartes, mais nous donnons ici le sceau derévôque Pierre Beschebien qui est appendu à celle de 1451 (1). Il est ovale, en dre rouge, haut de 7 centimètres sur 4 1}2, et est attaché par

(1) Cette gravure nous a été communiquée sur la recomundittoa 4> M. A. Btnolt, par M. Bd. Oaroiar, imprimeur à Chartres.

REUQUBS DB SAINT-liARCOUL

deux lacs Ao soie verte. Il rppr(''.sente la Vierge a-^sise sous un riche dais gothique, et allaitant l'enfant Jé^sus. Au-dessous, l'évdque ett à genoux tenant sa erosse entre les maias. A droite et à gauche sont deux écna à ses armes qui sont de... à denx eroissa&ts flgarés adossés de... n porte en bordure la légende sniYante :

0i||tUtt : prtri : IDri ^ra : rpi : ^arnoUn ;

Les ossements vénérés par la population Mantaise pendant plusieurs siècles, furent dispersés sans avoir laissé de traces. Quant aux ch:\sso>^ qui étaient couvertes d'argent, elles allèrent, pour obéir aux «Ircrcts de la Convention, se fondre dans les creusets de la Monnaie, et servir à payer les soldats qui défendaient avec tant de gloire et de constance, le sol de la France envahi par l'Europe entière.

A tonte cette discussion, i^outons encore quelques détails qni compléteront ce qu'on vient de lire. Les célèbres châsses étaient conservées aneiennem«^nt dans le revétSer ou chambre dtt chapitre, qui se trouve au-dessus de la sacristie. On ne les exposait qu'à certains jours. Kn 1613, elles furent placées définitivement sur un reposoir en bois, dans le chaur, derrière le maître-autel.

En plus des trois châsses des trois saints de Nanteuil, il y fn avait une autre, plus belle encore, contenant des reliques de sainte Agathe. Bile était couverte d*argent, et d*après un naïf dessin que nous en avons vu, elle était en forme d'édicule ou de chapelle, arec une flèche sur le milieu. Ce devrait être une de ces belles œuvres d*orféTrerie, comme il y en avait tant dans les trésors des églises, et que la Révolution a fondues sans pitié (i).

Les quatre chasses de Notre-Dame sortaient tous les ans le premier mai et dans les temps de calamités publiques. Du 1" au 8 mai, elles restaient exposées en dehors de la grille du chœur sur de hauts tréteaux recouverts de draperies blanches. Les fidèles passalqpit trois fois sous les châsses et embrassaient ensuite te médaillon de Terre sous lequel se trouvaient les reliques.

(1) Celle-ci fut faite par an noBiai PinArd 4t Uwmj, «t flaùta 2.000 lifrtt. (Note d« II. Quéria père).

Llionneur de porter ^es ch&sses était un privilèges des 0//Iderg ou aides du pont. . Après eux, l*bonnenr revenait aux habitants de Gassicourt, parce qu elles avaient été trouvées sur leur territoire.

L'argent des châsses de Mantes, en 1702, fut estimé par M. Délavai, orfèvre, le père de celui de qui M. A. Benoit a reçu les deux proeès-verbanx qu'elles contenaient (1).

§ 239. Etablissement des Ursulines. — Les Ursulinea entêté établies à Mante, le 27 octobre 1629, par Monsieur Guériteau, curé de Sainte-Croix et chanoine de Notre-Dame. Et pour ce il fit venir quatre religieuses de Pontoise, d*un couvent de Sainte-Ursule qui y est établi. U fonda la messe conTentueile.

En 1633, le jour de la Trinité, pendant la Donme du pain, une muraille de l'île Champion s'écroula et tua plusieurs personnes (2). C'était sans doute quelque pan de mur du petit chatelet ou porte qui se trouvait sur le milieu du pont et qui n'était plus entretenu depuis quelque temps.

§ 240. La Confirérie de Sainte^ulienne. — Le Jeudi 7 mai 1637, la conflrérie de Sainte-Julienne a été établie en la paroisse Saint-Pierre des finubourigs de Mante, au grand aatel, au retour de la procession faite par le sieur curé de cette paroisse et les habitants de Mante, en Téglise Saint- Germain-au-Val, près de Dourdan, à quatorze lieues de Mante, pour la contagion qui avait été pendant douze ans à Mante. [Les membres de la confMrie] firent apposer un tableau sur le grand autel de Saint-Pierre, représentant le martyre de ^inte Julienne, et percer deux vitres aux deux côtés. Us firent aussi foire la grande colonne, Tentablement, le tabernacle et le marchepied de Tautel, qui revinrent à six cents livres. H fût dit quMls auraient un bureau proche la porte pour fkire la recette et un coflOre pour serrer les ornements de la confrérie. Et qu'au cas où on les voudrait

(1) Note! de M. Ouérin père.

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