GR/VNDEUR DE LA VILLE
rabbaye de Couloml» (Bnre-et-Loir), valait 4 à 5,000 livres. Celui de Saint-Georges était plus considérable et celui de Oassicourt, rapportait 6 à 8,000 livres. Us fUrent tous supprimés A la Révolution.
Nous traiterons, à leurs paragraphes, de lHôtel-Bieu, des Cordeliers, des Célestins, etc.
Quant à Saint-Maclou, i)ous en avons déjà parlé. Chrostien pense qu'après la conversion de Constantin, le temple de Cybèle fut remplacé en 306, par une église et un hôpital dédiés à saint Maclou. Les traditions sont souvent respectables, mais celle-ci ne supporte pas Tezamen. Constantin succéda à son père en 306^ mais ne se convertit qu'en 312. En 313, il rendit lo célèbre <''ilit do Milan, qui proclamait la religion chréiirnnc, religion de l'Empire. Enfin, nous remarquerons simplement encore, que saint Malo, ou Maclou, évêque d'Aleth en Bretagne, ne mourut qu cu 530.
§ 3. Ancienne grandeur de la ville de Mante et de la paroisse Saint-Pierre. — Ladite ville était anciennement beaucoup plus grande qu'elle n'est à présent. L:iquello était bâtie dans l'enclos (juc nous appelons Arrières- Fossés ; étant plus lon«?ue que lar<re et en iaçon d'arc, aboutissant d'un bout vers les Cordcliers, à la petite rivière qui lui servait de fossé, et d'autre bout à la grande rivière de Sein(^ La paroisse de laquelle ville était Saint-Pierre, qui est à i>résent lès-Mante, qui est une des i)lus anciennes é-i lises et paroisses de l'évêché de Chartres, et scion l'ancienne tradition, a été honorée des disciples et conleniporains des disciples de Notre-Seigneur, qui y ont célébré et oU'ert le saint sacrifice de la Messe.
Ladite ville est aussi décorée d'un château royal, d'un auditoire, d'une maison et communauté de vilic, d'un lieutenant de police. Il y a aussi un Présidial, un Baillage et Election d*où ressortissent quatre-vingt-quatorze bourgs et villages; une Prévôté et Chatellenie Royale, Grenier à sel, Bfaréchaussée, Eaux et Forêts (1) et un Yoyer. Il y a aussi une
(1; Dépendant d« la (uaitri«e de saint OiTaiain.
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juridiction ecclésiastiqae appelée Archidiaconé de Pincerais, antremeni rofflcialité, dépendant de Chartres.
Nous a%ons dit n^tro opinion sur T^xistcnc*^ <lo in paroisse dp Saint-Piern-". Nous croyon-^à son ancitmi^'t»'- incontfstablo. mais rhrestion se trompe quand il dit que 1 église fat bâtie dans le premier siècle, ainsi que SaiD^Etienne de Maofes-la-Ville. 11 ijoate encore, qno ce fot en même temps que Saint-Pierre-le- Tif, de Sens. Ce sont de pienses légendes que la discussion liistoriqae ne saurait admettre.
LV-;:lise de Saint-Pierre ?>u Saint-Per. bâtie dan< le principe en l'honneur saint Paterne, é'tait située rue Saint-Pierre, sur IV-mplar- nir>nt du n" 10 et tn' s probablement sur lo bord d'un ^'mnd chemin d*' Paris à Evreux, qu'on trouve encore «lans les bois de Châtillon, au-dessus de Rolleboise, oft il porte le nom de Vieux chemin d^Erreux, Ce chemin abrège de trois lieues la distance de Mantes i Pacy. M. Aug. Le Prérost l'indique comme Tun des plus anciens de la Normandie.
L*église Saint-Pierre était trAs pauvre et sa position en dehors des murs l'a exposée à toutes j. s vicis>itud»»s des révolutions. Elle fut démolie ou saccat^'ée deux ou trois fois et toujours recon-truito. Kl!"' dut souffrir du pa^aiio de(;nillaunie le Conquérant, car i-n 121S [i], après une sentence r»/ndue par (iuillaume, chanoine de Senlis, contre Téglise de Saint-Maelou, elle fut déclarée annexe de Saint-Etienne de Mantes-la-Ville, avec tous les {>aroissiens du territoire. La même année l'église fut réédifiée, en même temps que la chapelle Saint-Jacques, autre annexe de Mantes-la-Ville. La contestation entre Saint-Maclou et Téglise do Manî' s-la-Ville durait depuis sept ans ? . L'église Saint- Pi< rp' fut déliniiirement supi»rinit'o à la Kévohition. et sur la placo on con>truisit plusieurs maisons, a{>i>artt naiit à lafabrique (]<■ Notrc-Itamt'. Elle possédait un cimetière, avait un clocher et quatre cloches très anciennes. Le dernier curé fut M, Ouézime Hua (3).
L'auteur primitif do nos manuscrits, que ce soit ChÔYremont ou un autre, était certainement un ecclésiastique. Nous ne devons donc point nous étonner des prétentions plus ou moins
(1) Jïtot des Gaule$, T. XVII p. 91.
(2) V. Giiill. lo Breton, T/> de Phit, Aug.f éd. Guizot., p. HSlÙ. ^3) Not«8 de M. Quériii, père.