LE PRÉTENDANT
leur, de mœurs Judldaires beureusement dbparues. Ces juges recevant de Targent, s*adjugeant les biens de leurs justiciables, pressant une exécution et y concourant même dans une certaine mesure, sans laisser i raccnsé le iemps d*appeler de leur sentence; jusqu'à ces réunions dans un cabaret, pour y dresser un rapport ou y recevoir les ordres d'un huissier de la chaîne ; tout cola est fait pour piquer la curiosité, mais non pour être regretté.
§ 262. Le Roi d'Angleterre vient à Mante. — Le
dimanche neuf décembre 1703, sur les 10 heures du matin, le prince de Galles, roi d'An^^leterre, que Ton appelle à présent monsieur le chevalier de Saint-Georges, vint à Mante pour y passer en revue un régiment d'infanterie anglais qui allait en Espagne, dont ledit roi d'Angleterre faisait présent au roi d'Espagne, Philippe cinq. Son carrosse s'arrêta dans la Fort, devant V Hôtellerie du Lion, où M' Lenoir, maire de ville, fit une harangue, après laquelle le roi fut au Cheval Blanc où il resta une demi-heure, puis il sortit et fut dans l'île Champion passer son régiment en revue. 11 était accompagné de M. le duc de Warwich. Les soldats firent l'exercice en leur présence. Après quoi le roi s'en retourna au Cheval Blanc. Mais tandis qu'ils étaient sur le pont, les soldats jetèrent leurs chapeaux en l'air, en criant : Vive le roi ! Celui-ci ordonna qu'il serait donné cinquante louis d'or au régiment. Lorsque le roi eut dîné, il s'en retourna à Saint-Germain-eu Laye.
Ce roi d'Angleterre n'a jamais régné. C'était le Prétendant, Jacques François Edouard, fils de Jacques II, ]«■ s»iCon<l fils de Charles I"; celui-ci, après avoir porté le titre de duc d'York, avait succ<'(lé à son frère, Charles II, en 1GS5. Mais ayant voulu faire profession de la religion catholique, il fut chassé d'Angleterre et vint se réfugier à Saint-Germain, où il mourut en 1701. Jacques, son fils, le Prétendant, avait pris aussi le titre de Chevalier de SainMeerges, p^ant la campagne de
Quant au duc de Warwick, qui Favait accompagné à Mantes,
•c'était probablement, Jacques Fitz-James, duc de Berwick, fils naturel de Jacques U et qui fut maréchal de France.
§ 263. La Chapelle de la Charité rétablie. — L'an 1706,,
le mercredi 25 mars, a été célébrée la première messe dans la chapelle de la Charité en l'é^rlise Saint-Maclou. Ce fut M' Croze, chapelain, qui dit cette première messe, après le rétablissement la chapelle.
La même année, la nuit du jeudi au vendredi, 29 mai,, les viornes pelèrent sans réserve. Le beffiroi de la tour Saint- Maclûu fut rétabli.
Le beffroi actuel de la tour du midi, de Notre-Dame, fut r( fait en 1709. Chrestien et Santerre do Tiverval étaient marguiliiers. Ilcoftta 15 ou 1600 livres. L'ancien était à deux étages ; celui-ci ne fût refait qu'à un seul étage, sur les conseils du chanoine Farcy. Il y fit mettre les quatre cloches sur le même plan, de façon à ne causer aucun ébranlement à la construction. La tour du nord ne contenait que les deux plus grosses cloches.
Il y a actuellem<*nt trois cloches sur co beffroi de 1709. Il a suffi en 1875, lorsqu'on y monta les deux cloches nouvelles, deserrer les boulons et d'y ajouter qu«^lques moises pour le mettre en état de supporter ce surcroit de charge.
§264. Procession générale pour un vol fait à l'église Saint-Pierre des Faubourgs. — Le dinianche 29 août 1700, fut lait une procession frénérale à laquelle les paroisses circon voisines assistèrent, par ordre de Tévèque. Cette procession se fit pour réparation de l'injure laite à Dieu, du saint Ciboire de la paroisse Saint-Pierre des faubour£»-s, qui fut pris nuitamment, par un malheureux inconnu qui laissa les hosties sur l'autel. La procession commença à une heure après midi, et sortit de l'église Notre-Dame pour aller à Saint-Pierre, en chantant les psaumes de la i)énitence; quand on fut à Saint-Pierre on chanta Tinviiatoire ( 1) du Venite du jour du Saint-Sacrement. On retourna à Notre- Dame, où Ton chanta les vêpres. Le sermon fut fait par M. Babois. Après le sermon l'on revint à Saint-Pierre, où eut lieu le salut. Enfin la procession rentra à Notre-Dame. Les rues de Mantes étaient tendues comme à la Fête-Dieu.
(1) Anttenne qui m chante à Matines et qui ehange suivant les létes.
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