‹ La chronique de MantesChapitre 117 sur 143 · LA. TOUR DE OANNË · texte numérisé non relu

LA. TOUR DE OANNË

mais il n'en resta rien après cette chute, que le pan de muraille du côté de la cour, avec une partie des pans des deux côtés, ce qui fusait peuràToir, par le risque qu'il y avait à en approcher. Cependant il ae trouva des ouvriers assez hardis, pour tenter de réduire ce grand pan afin d*eropécher le péril. A force de tranchées et de poudre à canon et d'autres matières combustibles, ils en firent sauter environ la moitié, et le surplus de ce n^rand pan et ce qui restait des deux cùtès existe encore aujourd'hui de la hauteur de ticnte pieds, i)arce que les marteaux ne purent moi-dr<^ sur ces restes, par la dureté de la matière dont ces murs avaient été laits. »

On voit encore, dans la terrasse qui domine la rue des Tanneries, les arrachements de ces murs qu*on est parvenu a détruire. C'est tout ce qull reste de cette tour de Ganne qu*on croit avoir été bâtie par Gauthier le Blanc, comte du Vexin. Après avoir dominé le cours de la Seine pendant six siècles, c'est à peine si on peut aujourd'hui en retrouver la place exacte.

En 1710, suivant le manuscrit de Marion, on a refait les six piliers du chœur (?). Quels sont ces piliers ? Ceux du chœur de Notre-Dame paraissent appartenir à la construction primitive, et il est peu probable qu'il s'agisse ici de l'église Saint-Maclou. Il est f&cheux que ce renseignement soit si laconique. 11 eut été intéressant de savoir comment ces piliers ont été changés et pour quelle cause. S'il y avait eu de l'écrasement dans le chœur de Notre-Dame, on en verrait des traces dans la construction ; elle est au contraire très solide et très intacte dans toute cette partie. Anbé en a dit un mot aussi, à propos de réparations * à ^aiui-Macluu, ce qui n'apporte aucun éclaircissement a la chose.

§ 267. Débordements d'Eaux. — L'an 1711, au mois de février, la rivière devint si grosse qu'elle était dessus le pont de Mante, depuis la nie de Gueme jusqu'au Fort et dans la Tannerie.

§ 268. EatréedeM'deCShartresàlUiite. — Lamôme année 1711, le 22 avril, Mgr. Charles François de Mérinville évdque de Chartres, fit sa première entrée à Mante comme

évêque. Son carrosse s'arrêta sous la porte anx Saints, et il y reçut lo compliment de M. Lenoir, maire delà ville. Il alla loger chez M. Lemaire de Dénemont, premier-président. H y fut visité par le clergé et tous les olficiers de la ville.

Moustier dn ^^(''rinvillt^ ovôquo do Chartres, se distingua an comnionconuMit du xviii' siôclo, dans les discussions auxquelles donna lieu la fameuse bulle l ni(jenih'S. Qu'usuel, Toratonen, avait publi('*, vers 1670, ses Pensèrs clirèlicinipf^, et ré\ èquf do Limoges, l'évê^que de ChAlons, Kossuot lui-même, les avaient approuvées. Mais comme l'auteur était Janséniste, les Jésuites les dénoncèrent à Rome et firent condamner par Clément XI, un certain nombre d*oplnions qui ont gardé dans l'histoire des controverses religieuses, le nom de PropasUiims du père Qtiesnel. La bulle UnigenUus renfermait cette condamnation.

Les évéqucs ayant ('U' convoqués pour proc<^(ler à l'acceptatation do la Bulle, rarchevèque do Taris, de Noaiiles, protesta avec un crtain nombre de membres de Tépiscopat. L'évêque de rh.u très se mit à la téte des adhérents qui so trouvèrent en majorité.

« Tout finit par des chanson.^ dit M. A. Benoît (1), sauf pour 1 illustre abbaye de Port-Royal, close et même démolie par ordre du RoL »

Parmi les pièces satiriques publiées contre laBulle, se trouve le Mandement de monseigneur l'évêque de Chartres, pour la mission de Mantes, dont le commencement nous intéresse:

« Cliarles François do Morinville.

Aux fldélcs (lo notre ville, A tous ceux de notre terrain Au clergé du pays cbartralo, Nommément à celai de Mantes Je souhaite par ces présentes A tous sans nulle exception Salut et bénédiction.

Voulant reparer le scandale Que la Janséniste cabale fait dans les lieux de mon ressort, Je veux faire un dernier effort

(1) Journal de Manies, août 1872.

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