‹ La chronique de MantesChapitre 121 sur 143 · SORCIERS BRÛLÉS · texte numérisé non relu

SORCIERS BRÛLÉS

siècle. M. A. Pingot en a fait pour M. A. Benoit, une excellente lithographie.

§303. Mortalité de Bestiaux. — En 1741, il y eut une grande mortalité de bestiaux à Mantes et aux environs. Plus de six cents vaches sont mortes dans TElection.

§ 304. Cloche ds Salnt-Maclou. — La cloche Sainte- Barbe à Saint-Maclou a été cassée en sormant pour un très fort orage,

§ 305. Hôpital Général. — En 1742, on a commencé à bâtir un beau bâtiment pour servir d'hôpital général. Il fut fait par un nommé Varin, maître maçon et entrepreneur de Paris. On a fait une belle cérémonie le jour de la pose de la première pierre, sur laquelle on a gravé le jour et l'année, ainsi que les noms de ceux qui Tont posée, et des offîciers supérieurs de la ville.

§ 306. Songera brûlés à Mantes. — En 1742, on a brûlé à Mantes, en la place de Rosny, le jour de la Madeleine, les nommés Dupuis et Hordières, bergers et sorciers, accusés d*être empoisonneurs de bestiaux. Ils ont fait amenda honorable, pieds nus et torche ardente au poing, devant la principale porte de l'église Notre-Dame. De là, ils furent conduits dans la place de Rosny, où ils furent pendus et jetés au feu. H y avait un monde considérable à cause du beau temps et de la foire.

On ne nous accusera pas d'avoir prodigué les sorties philosophiques contre les erreurs des époques que nous avons étudiées; raais Téritablcment, nous sommes pris de {litié rétrospective pour ces pauvres gens pendus et brûlés comme sorciers, à cause d'une de ces épizootics, si fréquentes encore aujourdlitti. Heureusement on ne pend plus les sorciers, peutêtre parce qu*il n^jr en a plus. II ne manque pas de gens cependant qui s'en donnent les allures, et ce qui est pis, il ne manque pas de gens qui les croient et qui les craignent encore.

CHRONIQUB DB MANTES

§ 307. Boucheries de Mantes. — En 1742, le Parlement rendit un arrêt au profit de Guillaume liouret, juge de police et Lieutenant-Général, contre les maîtres bouchers de la ville. Ceux-ci furent condamnés à apporter chaque Jour d(î la semaine, leurs viandes sur les étaux de la piace de la Boucherie, où, ils ne voulaient point aller.

Le quartier de la Boucherie entourait Saint-Maclou. La rue de la, Massacre où l'on abattait les animaux a changé sou nom en celui de rue des Arigols^ qui ne dit pas grand'chose pour l'histoire topique de Siaotes. L*arigot en effet, était un petit flageolet, à quatre trous doTant et deux derrière, qui fait pensera la fljite d*un sou de la foire.

9 308. Grand Chemin. ~ On a commencé en 1744, un chemin neuf bien ferré en cailloux, depuis la chapelle dissou jusqu'à Limay, et depuis Mantes jusqu*à Rosny. D a été achevé en 1753. Monsieur Varin, de Paris, en était Tentrepreneur.

§ 309. Porte du Pont abattue. ^ En 1745, par ordre de M. le Contrôleur Général et de M. de Saint-André, sousinspecteur, on a procédé à la démolition de la porte dii Pont de Mantes. Les (l*ères Leguay, maçons à Manies, en ont eu radjudicatton moyennant sept cents livres. La démolition a été terminée au mois d'octobre.

La porte aux Images qui avait été bâtie vers 1385, avait existé à peu près 380 ans.

S 310. Grandes r^oniasanoes, — n y eut de grandes réjouissances à Mantes, en 1745, à Toccasion de la convalescence du roi, qui avait été malade à Metz. Les habitants étalent sous les armes, on défonça deuxmui4s de vin devant THÔtei-de-Ville et on sdluma le soir des feux de joie aux portes de la ville.

La fameuse maladie de Louis XV, à Metz, est du mois d*aoàt

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