‹ La chronique de MantesChapitre 127 sur 143 · INSTALLATION DE MAIRE · texte numérisé non relu

INSTALLATION DE MAIRE

vier 1770, mourut M. Mariauchaux, doyen de Notre- Dame et curé de Saint-Maclou. Il décéda à Paris, où il était allé se faire opérer de la pierre, dont il était atteint.

§ 'M2. Cherté. — Au mois de mars 1770, le pain valait 4 sous la livre, et le vin 12 sous la pinte.

§ 373. Moulin à Vent. — L'an 1770, au mois d*août, on a commencô à construire an moulin à vent sur la côte de Guitrancourt, en face de lagrandcr route. Il a commencé à tourner le 3 novembre. H appartenait à M. Dupuis.

§ 374. Chaussée du Pont éboulée. — Le 1*' septembre 1770, la chaussée du pont 8*est éboulée, à 9 heures du soir, après que le courrier de la malle a été passé. U y eut beaucoup d*arbres détruits; lés tuyaux des fontaines ont été brisés, et les fontaines Airent encore une fois privées d*eau poui^ longtemps.

§ 375. Grosses Eaux. — La Seine a débordé trois fois en Tarmée 1771, depuis le moisde janvier jusqu'au mois de mai. P^lle a perdu tous les grains qui se trouvaient sur ses bords. Elle monta presque aussi haut qu'en 1704.

§ 376. Achat de deux Pompes à Incendie. — Le 9 janvier 1772, le maire et les échevins firent l'achat de deux pompes à incendie, munies de cent paniers ou seaux d'osier, ainsi que de tous les accessoires nécessaires au service de ces pompes ; chariots, échelles, crochets, tuyaux, etc.

§ 377, Pavage. — Au mois d'avril 1772, les rues de la Sangle, de la Tannerie et des UrsuUnes furent pavées.

§378. M. Blin d'Aubervilliers, maire. — I/an 1772, .le 31 mai, en vertu des ordres du roi du mois de novembre 1771, on procéda à l'installation de M. Blin d'Auborvilliers, maire perpétuel de la ville de Mantes, qui aux termes de

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TEdit du Roi et de la provision par lu! obtenae le 13 mai, avait prêté «erment au Bailliage et Siège Présidial de Mantes. Cette installation fût foite par les éehevins, pour qu*il Jouisge des droits, honneurs, gage$ (1) et privilèges des maires. Dans l'église de Saint-Maclou où le corps de ville s*est transporté précédé du Clerc d'Eau et des Scrf^ents à masse et à verge et des tambours do THotel-de- Ville, sur les degrés de la principale porte, lecture fut faite par le secrétairo-pTofnor, dos provisions et de l'acte du sorment. Il a alors été proclamé rniiro par le syndic, à l'oiret d'être reconnu par lo public, afin qu'on lui obéisse en tout ce qu'il commandera pour le service du roi. lo liion ot avanta^^o de la communauté. Le vicaire on étole, a fait baiser les reliques de Sajnt-Maclou et le cortège remonta à THôtel-de- Ville.

C'est la première relation qne nons rencontrons, des cérémonies de Tinstallation d*un maire. On voit quelle en était lasolennité, et il y a tout lieu de croire que si le mode d*élection était changé depuis longtemps, le mode do proclamation du premier officier municipal avait dù rester toiyours le même.

§379. Chemin deMéziëres. — La route de Mézières dite de quarante sous, qui va de Mantes à Saint-Germain-en- Laj^e/a été faite en 1772, par corvées. Les habitants de rElection furent tenus d'y venir avec leurs chevaux et leurs voitures.

§ 380. Cloche. — Le 4 novembre 1772, on a baptisé à Saint- Maclou, la cloche nommée Julie : elle pesait 900 livres. Le parrain était M. de BouUogne, seigneur de Magnanville (2), la marraine était sa sœur. C'est M. Hua, doyen de Notre- Dame qui en fit la cérémonie. Ia chemise était d'une toile

(0 Sous LoQlt XVI, le maire et lei écherias, touebalant plm de 30,000

livres par an.

(2) M. de BouUogno ou .de BouUoogne posséda Magnanville, après M. de SftTalette.

TOUaÇ SAINT- ROCli ET SAINT-NICOLAS

très fine, moitié or et moitié argent» que le fondeur a reven* dne à la fkbriqne, pour faire des ornements.

§381. Les Tonrs Saint-Roch et Saint-Nicolas — La

porte qui est dans la tour Saint-Rocli . dont le pied touche dans la Seine, a été percée en 1772. Et la mcmc année, la tour dite île Saint-Nicolas (1), située au bout de la promenade des Cordeliers, qui était de même forme que la tour Saint-Roch et dont le pied était également dans la Seine, fut abattue. Ces tours avaient été construites pour clore la ville et fermer le passage de la S«Mnf\ de sorte que les bateaux qui arrivaient ét^iient obli.irés de rcst.M- à l'extérieur, jusqu'à ce que les chevaux eussent fait 1<* tour, soit par la porte ( hante-A-rOie, pour venir par la porte à Baudet, reprendre Iciu' bateau qu'ils laissaient au pi(^d de la tour Saint-Nicolas, d'où ils reprenaient la ])orte aux Prêtres pour regagner la porte des Cordeliers, à l'extérieur de la muraille ; soit en faisant le trajet inverse pour les bateaux qui descendaient la rivière. La tour Saint-Roch fut conservée pour mettre le port de Mantes et les bateaux, à Tabri des gros vents. Les batelets se mettent à Tabri au-dessus de cette tour.

La tour Saint-Roch a été entièrement détruite en 1 S îr>. Elle fut achetée 8000 francs par l'administration des Tonts-ft-Chaussées, qui fit alors construira tout le quai de la rive ;;auch<».On la voit encore figurer dans une vue de Mantes de laNormatuHe, de Jules Janin.

§382. Oloclio Sainte-Barbe. — Le 29 septembre 1773, on baptisa à Saint-Maclou, la cloche nonmiée Barbe : elle appartenait à la Confrérie de la Charité.

§ 383. Mort de M. de la Bvhoterie, andeii maire. —

M. de la Buhoterie, conseiller au Bailliage et Siège Présidial de Hantes, ex-licutenant en la Prévôté et Election et

(1) Ou CbAtctUpFàtu.

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