‹ La chronique de MantesChapitre 128 sur 143 · IT · texte numérisé non relu

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ancien maire, décéda à Mantes le 14 Juin 1774. Le maire et les écheTîns, avec les principaux officiers de la Tille, portèrent douze torches de cire à Tinhumation, qui se lit à Saint- Maclon. Les torches fiirent données aux Confréries.

§ 384. Te Deum pour le Sacre de Louis XVI. — Le

dimanche d'après le C juillet 1775, en vertu de la lettre de Sa Majesté en date du 12 juin, on chanta en Téglise Notre* Dame, à Tissue des vêpres, un Te Deum d'actions de grâces, à Toccasion du sacre du bon roi Louis XYI, sacré et couronné à Reims, le 11 juin. Le maire et les échevins, les officiers du présidial, de i'EIlection et aiitros magistrats judiciaires, les gentiliioiumes, otïiciers militaires, ofticiers du roi, officiers de l'Arquebuse, de l.i Re'uie-Drarjon, en garnison à Mantes, les officiers do C/iartrcs-lnfanlcrie, M. le comie do Flammarins, commandant ces troupes, ont assisté à ce Te Deum, escortés des clievaliers de l'Arquebuse et des soldats de la garnison. Après la cérémonie, il y eut un feu de joie devant l'Hôtol-de-Ville, allumé par M. de Flammarins, le maire et les autres officiers. Il y eut le soir, illumination générale dans toute la ville, pour prouver à Sa Majesté, l'attachement sincère dc6 chiens fidèles du grand Henri.

§ 385. Cherté du Pain, — En 1775, il y eut une révolte à Mantes, causée par Texcessiye cherté du pain ^l).

§ 386. Maison de rue. — Le 5 janvier 1776, la maison de rUe Champion, ou atelier qui avait été construit pour foire une resserre d*outils, lors de la construction du pont, a été donnée par la ville, en bail emphytéotique de 99 ans, àM.Yéron, chef de la manufacture (?) de Mantes, moyennant 300 livres de rente et pension ; et à la condition que le preneur supporterait toutes les charges et paierait tous les frais occasionnés par le bail; qu'il entretiendrait les bâti-

(1) C'était l'époque de la Guerre de» Farines i les meneurs exploitaient \&é bords de la Seine, pour affamer Parie.

FRAMBOISIER DE BEAUNAY

ments en bon état et qu'à l'expiration du bail, la maison serait rendue à la ville dans l'état où elle se trouverait, sans pouvoir rien prétendre pour raison des augmentations qui pourraient y avoir été laites. En cas que le gouvernement ait besoin de tout ou partie des bâtiments, pour la construction du pont de Limay vis-à-vis celui de Mantes (1), le preneur sera tenu de les céder en tout ou partie, sauf à l'indemniser de la non-jouissance.

La propriété de ces ateliers avait été cédée à la ville par un arrêt du Conseil du Roi, du 25 juin, à la condition que dans le cas où les dits bâtiments seraient utiles pour la construction de l'autre partie du pont du côté de Limay, la ville céderait la jouissance desdits Mtiments, tant que durerait le construction, mais sans prétendre à aucune indemnité.

La maison de Tlle, comme on l'appelle encore, est «njour-

d'hui une propriété particulière. Elle a njtpartonu à M. Framboisier de Beaunay, directeur général du Mont-de-Piété d<' Paris, à la création do cet établissement. Framboisier de Heaunay fut maire de Mantes vt y mourut. Il avait adopté les principes de la Révolution, et c'est à cela qu'il dut de ne pas être inquiété pendant tout le temps de la tourmente.

§ 387. Défense de danser dans IHb. — Depuis quelque temps les habitants de Mantes allaient danser dans lUe Champion. Le maire ûi défense, le 15 juillet 1776, au sieur Guénin, maître de danse, de continuer d*y foire danser, parce que FaHluence des curieux foulait Therbe et détruisait les osiers.

Le 3 août, M. rintendant-Général publia une ordonnance

par laquelle il fit défense à tous maîtres de danse et autres, de tenir des assemblées dans l'Ile Champion, à peine de 20 livres d'amende. Malgré cette ordonnance et au mépris des défenses qu'elle contenait, le sieur Guénin a tenu assemblée dans l'Ile, depuis 4 jusqu'à 8 heures du soir et y a attiré une populace nombreuse. 11 a inéme aâecté de rentrer dans la

(1) Il faisait partie da l'eaBdinble du projet de Perronet, mais il ne fut coutmit qu'en 1845^ entiron.

ville en jouant du violon et accompagné d'une partie de cette populace. Le maire a dressé procès-verbal contre lui et Ta envoyé à M. llntendant, pour par lui être ordonné ce qtt*fl appartiendra : en ce que ces assemblées font expressément difenâmtes les féêes et dimanehes par ses ordonnances (l), notamment par Tarrêt de règlement du 3 septembre 1667 et par deux sentences de police, du 11 mars 1727 et da 10 janvier 1744.

i 388. M.NarcisseHnAyCiirédeSaint-Pierre.— M. Narcisse Onézime Hua, natif de Mantes, frère de M. Hua, doyen, M nommé curé de la paroisse de Saint-Pierre da faubourg de

Mantes.

Ce fut lo dernier curé de cette vieille paroisse qui disparut à la Révolution.

§ 380. Supplique à Monsieur le prince de Conti. — Le 5 août 1778, M. le maire alla trouver M. le prince de Conti (2), prince du sang, seigneur de la ville de Mantes, et lui exposa riu'il était de toute justice que le terrain par lui vendu au sieur Prévost, auljergiste, contenant quatre perches et demie et qui faisait partie de la place de Rosny, appartenait à la ville, puisque c'était un don fait par S. M. de qui cette place était la propriété, comme ayant servi de défense à la ville, pour la dtadeUe bâtie en 1589, lors des guerres de la Ligue et détniite en 1615; que depuis cette époque, cette place a été appliquée à Tusage de la ville, par rétablissement d'un marché aux bestiaux. Le maire était chargé de faire de très humbles et très respectueuses remontrances à Mgr le prince de Conti, sur les droits que pouvait avoir la ville sur cette place, en vertu de la permission de Sa Ms^esté, rapportée dans une transaction faite avec le prieur de Saint-Georges de Mantes, en 1740; de le supplier d'entrer dans les vues qu'à eues sa Ms^estô, en donnant

(1) Cela fait penser an pamphlet do P. L. Conrior.

(S) Louis François Joseph de Bouxbon, prince de Conti, né en 1734.

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