‹ La chronique de MantesChapitre 2 sur 143 · EXAMEN DES SOURCES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

EXAMEN DES SOURCES HISTORIQUES

I/histoiro cl** Mantt's n'a pas encore étépuhli(''e et cette lacune a lieu de nous étonner. Les vici.ss.itude.s d'une iietito ville qui a joué un ràlesi marqué pendant tout le moyen âge, non seulement au point de vue militaire, mais encore au point de vue politique et qui fut le séjour préféré do presque tonte la famille des premiers Valois, auraient dû tenter la plume de quelque patient chercheur. Les événements dont elle fut témoin, niéritai<'nt un livre à part, et pouî'taiit ce livre n'a pas encore ét»'- fait. Nous savons cependant (jii iin niiei< u vicaire de l'église de Mantes, M. l'abhé (Jroux, avait nu le dessein d'écrire cette histoire. II a réuni sur ce sujet des documents de toutes sortes, mais, par reffetde circonstances qui nous sont inconnues, l'œuvre de cet infatigable travaSIleur est restée manuscrite.

Si nous connaissons le projet de M. Tabbé Groux, nous ne savons point quel plan il avait adopté pour son ouvrage, et nous en sommes presque heureux. Nous n'avons point eu l'ambifion de refaire après lui, ou en môme temps que lui, le même travail.

CHKOMgLE DE MAMKS

Cela demanderait à coup sûr, beaucoup plus de temps que nous

n'en avons à distraire de nos occupations habituelles. Mais ayant trouvé suiis notre main, une histoire presque toute faite anciennement et déplus, connue de tous nos concitoyens, il nousajjaru intérr>s;uit de la i)\ihlicr. Notre part, dans l'entrejirise que nous • (•sp«'-n)ns nicnt-r à l»onne fin, consistera donc à ctdli^'cr les

manuscrits connus, à y l'aire des additions, assez considéi ables à la vérité, à rectiller quelques erreurs matérielles, et aussi à détruire certaines assortions historiques par trop enfantines, et d'ailleurs controuvées par la critique la plus élémentaire.

Avant de procédera rcxamcn dos matri-iaux que nous conij)tons mettre en œuvre, nous devons d'abord signaler les princi- ]y.iu\ essais historiques qui ont été faits sur la ville de Mantes. l>oni '1'. du Plcssis, dans sa J>c'M-i'/p(>oii f/è()!/j'ojt/ii(p'(' et fii-sioi'iquc dr la lluule Sorutuudlc n'a pas peu contribué à répandre les légendes incroyables que nous aurons à éliminer sans pitié, quand elles se présenteront. Los articles géographiques du xviu* siècle se K'pctcnt les uns les autres et n*ont pas une grande autorité. Millin, dans ses Antiquités nalioiiales (2) a consacré à l'histoire do Mantes un article très étendu précédant l'étude de ses monuments. Nous siirnaierons en son temps, (pie cet article lui fut comnuiniqué l(nit entier, par un honuiu^ très instruit des choses de notre contré(\ mais animé, on ne sait pourquoi, des sentiments les plus bizarreuieut hostiles à tout ce qui touchait à l'importanco historique de notre ville.

Le chapitre : Historique de la Statistique de V Ar)*ondissemeiU de ManteSf de M. Armand Cassan, pubKée en 1833; la brochure de M. Auguste Moutié : Mantes et ses Environs (3!, ont été rédi;xés avec un plus ^rrand soin et méritent davanta;:e de fixerl'attention. Cejx'ndant, mal^irré Tintorét incontestable de ces deux t>uvraj'<'s, malj.M'é le mérite très «jrrand de leurs auteurs, on ne peut les regarder eonime des histoires de la ville, MM. Cassau et Moutié ont négligé de parti pris, un grand nombre de laits de valeur secondaire pcut^tre, mais qui doivent rentrer dans le récit d'une histoire locale un peu complète. Les uns leur ont paru sans grande importance; beaucoup d'autres leur sont demeurés inconnus.

(1) 1 vol. nA* ; Paris. ITiO.

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