‹ La chronique de MantesChapitre 3 sur 143 · T. II · texte numérisé non relu

T. II

(3; ("hailres, 18r»«.

SOURCES HISTORIQUES

En dehors de ers ouYr'a;;os iiii|)rim<''s, dont on pi ut c pcndaiii tiivr j:rand pr*>(it, il cxisti- i iicorr dans Mantes nH iiic, et dans diverses biblioila-ques i»ublique.s, plusieurs manuscrits concernant spécialement l'histoire de notre riilc. En les comparant, on voit que rédigés dans la forme chronologique, tous ont été, à quelques variantes près, copii''s les uns sur les autres. La forme primitive df cette espèce de clironique, g^?néralement intitulée : Aiifiijiu/è\ (fr li( Mlli' flf M«hi/r\, paraît être due à Jean de Ch'-vreniont. curé de \ ert, a la lin du x\ ii' siècle, et issu d'une ancienne famille de Mantes, 'luutes les autres eopies, celles au juuins qu'il nous a été donné de consulter, paraissent avoir été arrangées, aniplifiées ou continuées d'après un autro manuscrit dû à Jean Louis Aubé.

Bien que ces Anifquilésne puissent en aucune façon prétendre au titre d*histoii*c de Mantes, nous avons été séduits cependant l»ar leur forme naïve, et nous avons pensé <jue leur publication

no saurait manquer de piquer la curiosité »le nos concitoyens, ('"est donc un t\< - iioinl)reu\ manuscrits répandus dans la ville, que nous nous pro[M>>uii^ d'éditer, eji nous en servant comme il uu cadre où nous Jerons entrer tout ce (^ue nous aurons pu recueillir sur l'histoire de Mantes.

Dans lasuite de notre ouvragé', nous indiquerons générale iu« iit toutes les sources où nous avons puisé pour augmenter ce fonds primitif; mais auparavant, nous allons décrire les principaux manuscrits que nous hvous collationnés, afin de les compléter les uns par les autres.

!• .1 nfhj'fHèz de la rHic de Mantes, par Jeiui de Chévremont, curé de Ver. Manuscrit in-I"".

Ce inanuscrit. aujourd lmi a la lîildiothèque NatiMnalc. inscrit suiis lenum'''re> ;Un, est un i>etit in-t" de S»; reiiill-is ( t divisé en trois jtai ties. j.a |iremiére, la plus considérabli', suit Tordre chronologique jusque vers la lin du xvn' siècle et s'airéte à la page 50. Les deuxième ot troisième parties sont composées de faits isolés, brièvement rapportés, peu importants et relatés sans aucun ordre. Ce sont des omissions qui ont été réparées à deux reprises différentes. Ce manuscrit provient de la bibliothèque de Monsieur labbé de Caumartin, mort évéque de Blois, en IT.W.

2* l ue copie ancienu'' de ce manuscrit appartient à Monsieur Auguste François tiuérin, Ue Mantes. C'est un in-^i* recouvert de

CHRONIQUE DE iMAiNTES

parchemin, en assez mauvais état et dont la première feuille est déchirée,

A part de très légères variantes, cg n'est évidemment qu*ane copie oxacto de TcBUvre de Jean de Chérremont. Elle a dA être

faito dans lo commoncoinont du xviir sir-cle, pout-ôtro mt^me dans los dernières années du xvn'" siécli'. On y voit de grossières fautes de copiste, comme cfdles-ci : « jK)ur raison du yotj d'annatcs ») au lieu de : droU d'ujinatcs. Ou bien encore: « comme droit dam l'âge des bateaux » pour : droit d*àvalage des bateaux. A part ces fautes légères, la copie est à peu près exactement semblable à l'original de la Bibliothèque, et comme celui-<:i, elle est également divisée en trois parties.

T'no autre copie récente, faite par les soins de Monsieur L'Evesque, ancien maire, sur !<» manuscrit de la Bibliothèque Nationale, se trouve dans la bibliothèque niunici;)al<' de Mantes. Elle y porte le numéro 87. ("est cet exruiplairo qui nous a servi à collationner celui de M, Fran<;(tis (luérin.

Ainsi que nous venons de le dire, l'œuvre de Chévremont parait avoir se^i do fonds àtous les autres manuscrits un peu plus complets des « Anliquités de Mantes », copiés ou refaits a diverses époques. .Mais à part celui de M. Guérin, nous n*en connaissons dans la ville, aucune copie textuelle. Toutes colles qu'on y rencontre, au contraire, sont dues à un arrangement postc'rieur; l'original a été rédigé par (juebjue mantais, doutlonom ne nous est|)niiit |)arvenu d une laeon certaine.

Le mieux fait de ces manuscrits, celui dans lequel les trois parties de Chévremont ont été fondues en une seule, i»ù la succession des temps est bien obseiTùe, qui, en un mot, semblerait être l'original de tous ceux qu'on possède à Mantes, est celui de la bibliothèque populaire do la ville, où il est inscrit sous le numéro 405. En voici le titre et la description :

3^ Ce livre des ArUiquttcz de Mante a esté fait en Vannée 1718 et 1710, par Jean Louis Aubè, huissier de la Maréchaussée de Manie. Signé : Al BÈ, avec paraphe.

Le second titre, écrit à l'encre rouge, ainsi que tous les titres courants, le sommaire des paragraphes et les premiers mots ou les premières lettres de ces parajj;rapiies, porte simplement: Anilquilcz de Manie.

Ce registre, de format jietit in-f, est relié en parchemin. Après avoir apiiarlcnu a M. Desniarres et ensuite ù M. Bosson,

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ton gendre, il a 6té offert par M. et M"* Bosson à la bibliothèque de U villo ; il porte cet cx-dono écritdelamain de M. L*Eresque

sur le feuillet de garde.

Co manuscrit, d'une excellente conservation, est d'une belle écriture. L'ordre chronologique, sauf les erreurs qui tiennent au savoir du rédacteur liii-mènie, y est assez bien suivi et le copiste ou l'auteur y a ménagé de nombreuses pages blanches destinées dans sa pensée, à combler les omissions historiques déjà prévues de son temps.

Bien que cette copie ancienne soit la plus correcte et comme le type de toutes celles que nous avons eu en notre possession, il est possible cependant qu'elle ne soit pas originale. Nous avons trouvé dans rexemplaire de Marion beaucoup plus réc« nt et du reste riitièreuieiit semblable à crlui d'Aubé, queb^ues (1ns d<' paragraphes considérables, qui n(! sont pas dans Aubé. Elles prouveraient que Marion n'a pas copié ce dernier, mais bien un autre manuscrit que nous ne connaissons pas (1).

II existe un grand nombre de copies du manuscrit d*Aubé à peu près identiques ; nous en signalerons quelques-unes.

La bibliothèque de Mantes en possède une en très mauvais état ; il y manque même quelques feuilb-ts. Elle a été faite par un copiste ini'xpérimenté et contient des fautes nombreuses, mais pas une variante iutôressanie. Elle provient delà succession Paris.

Un autre appartient encore à M. A. François Ouérin. Bien que faite vers 1830, c'est une des plus précieuses que nous ayons eues entre les mains. "Voici ce qui en fait tout le prix : le père de

M. A. François l'a couverte de notes (jui, pour être sans prétcnlion littéraire, n'en sont pas moins d'une grande importance. Enfant de M:int«'s, doué d'un esprit observateur et sagace, ayant encore ses pan-nts en 1820, M. Fran<;ois ckiérin [lére a éclairci le texte de ses Anliqt'Uès par une multitude de détails topiques, de traits de mœurs, de souvenirs sur l'état de la ville avant la Révolution, que nul autre aujourd'hui ne pourrait plus fournir. Parfois même, il on a illustré les marges de dessins naïfs représentant des monuments disparus, dont nous n'avons plus aucune idée. Aussi avons-nous consulté toutes ces notes avec la plus grande attention, et nous pouvons ajouter: avec beaucoup de fruit. Nous saisissons cette occasion de remercier ici M. Fran-

(1) V. DoUuiuout la fin des paragraphes 5 et 6.

çois Gnérin, do la bonne grâce aimable avec laquelle il a mis ses deux manuscrits à nntro flisposition.

Nous citoi'ons onoro pour ni''tu<>iro :

['ne copie appartenant à M. Alphonse Durand, et une autre à M. Grave.

Cette demièFC a été faite en 1819 par Marion, ancien opticien à Mantes. Elle présente, comme nous Tavons dit, la même rédaction que celle d'Anbé ; mais quelques additions un peu longues et importantes, feraient croire à une autre source, augmentée sinon corrigée.

Kndn, un autre exemplaire est encore entre les mains de

M. Guorville jcuno 1

Un autro manuscrit que nous n'avons pu voir, appartenait à M. Baidi-Bartet, ancien aduiinislratcuriles hospices. 11 provenait de la succession de M. Huvé, architecte de la Uadelcine et membre de l'Institut. Nous ne savons ce qu'il est devenu, ni si c'était l'original que nous ne pensons pas avoir trouvé.

Nous le repétons, jusqu e ! i luW; 1710, toutes ces Anilqmtés sont copiées sur le registre d'Aubô ou sur un autre à peu près identique ot de la m<^nio époque.

Nous arrivons maintenant à un autre manuscrit beaucoup [ilus important en apparence, que tous ceux que nous venons de décrire. Il se trouve en original à la Bibliothèque de l'Arsenal, Inscrit sous le n*3U. C'est un în-f* de 765 pages, ayant pour titre:

MÉ5fOIRES HISTORIQUES Pour servir aux Antiqt i tfs de la ville

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