DE LAN 1807 JUSQV'À LA MORT DE PHILIPPE -AUGUSTE
I.a puissance du duc de Normandie, devenu roi d'Anglotorre par 1;l conquête de lOGO, s'était accrue dans une proportion trop redoutable pour espérer qu'un tel vassal put longtemps vivre en paix avec son suzerain. L'organisation féodale était faite encore pour augmenter les causes de discorde existant entre les deux puissances voisines. Les chevaliers de France et de Normandie possédaient des terres et des seigneuries sur les deux territoires. Les lois (le la féodalité les obligeaient également à servir l'un ou l'autre de leurs suzerains. De là, des options qu^il fallait obtenir par tous les moyens. De là aussi, des défections qui généralement, ne tiraient pas à conséquence. Une fois la guerre finie, on faisait intervenir quelque composition qui absolvait à bon coini)te les coupables.
Pendant que Mantes se hûtiiit de réparer ses ruines. Guillaume le Roux, l'un des fils du Conquérant, lui avait succédé. En 1097, il faisait entendre ces mêmes réclamations sur le Vexin, qui avaient amené la prise et la destruction de notre malheureuse cité. Bien plus, Orderic Vital dit formellement, que ce fût après avoir étudié les événements de la vie de son pére ot les motifs de sa dernière guerre, que Guillaume le Roux si^niiOa à Philippe 1", les prétentions qu'il croyait avoir sur le Vexin. Les imposantes forteresses de Chaumont, de Pontoise et de Mantes menaçaient sa sécurité. C'était une barrière difficile à franchir