MONNAIE DE MANTES
TRVN est constammeiit mis pour CASTBTM. Voilà pour les monaaies de Mantes. Mais dans les seules monnaies de Mellc, Metallum^ de la môme ( poqu) , on trouve plusieurs exemples d'M gravés en forme d N ou d II ; la planche III de la Revue fJe Xt'niisînatiqxr i\e iS 'ii)^ sur ouze ligures, en contient trois avec cel N au lieu dt.' VM.
M. A. do Harthék'iiiy obj«'cte que Mantes, qui inscrivait ME- DANTEVM sur ses monnaies do Philippe I", n'aurait pas changé son coin il une façon aussi proruiido sous Louis VI, pour niottro seulement NAT. Nous retournerons cvl argument contre lui et nous demanderons comment Nanteuil, qui n'aurait eu un mon6> taire particnlier qu'après le passage de Mantes dans le domaine royal, aurait-il changé cinq ou six fols son coin sous le règne de Louis VI? Un coin aTec LVDOVICVS à lenvers, un coin avec W'I', un avf'c NATA, un avecNATV (catalogue Rollin), un avec rs de CAS TRVN à l'envers et un point secret entre cet S et l'A. etc. Kt puis onfin. si NAT laisseun pcudevaguo. NATA est plus embaiTass;int, carNaiitt uil fait NAnTOliuui, et non NAiiTAliuni. Nous faisons encore remarquer que dans des textes anciens, nous trouvons le nom de Mantes écrit Manta, McUa et Maie, ces deux derniers mots par abréviation deTn.
La similitude du type des deux faces dos dill'érentes monnaies dont nous nous occuiions, est absolue ; le peu de soins que les graveurs de cette époque mettaient dans la confection de leurs coins, le texte d'Orderic Vital, indiquant un monnayage important, l'opinion do MM. Rolliu et Cartier, tout nous autorise à laisser à la ville de Mantes, les deniers d'a^^^ont de Louis VI, que M. A. de Barthélémy a attribués a Nanteuii>le-Haudouin.
Nous revenons à noire t UronUiue.
§ 36. Ia première dignité de Notre-Dame était abbé. — En ce temps, la première dignité de Féglise royale et collégiale Notre-Dame» s'appelait abbé, ce qui a été depuis cbangé en trésorier et à présent est un doyenné. Et de fait il se Toît, par un ancien titre de ladite église, qu*un nommé Guillaume Dubois, abbé dMcelle, par son testament, donna aux chanoines et vicaires qui assisteraient aux Matines et heures canonniales, les dîmes de Guerville et autres dîmes (1).
[Ce testament flit confirmé par le pape, le 7 janyier 1187.] Chbv.
[Pierre de Bois Guillaume, Tan 1145, donna à cette église, la moitié des dîmes du Bois-Guillaume eide LiervUle, que du consentement de révéque de Chartres, il avait retirées des mains laïques et rachetées d'un nommé Hébert, écuyer, sieur de Tranchabise, comme il appert par la bulle de confirmation du pape Lucius et datée du 7 Janvier, adressée à cet abbé et donnée à Agnanie Tan .... de son pontificat, laquelle se trouve en original dans les archives du chapitre de cette église, et nos chanoines et chapitre Jouissent encore de ceà dîmes, qu'ils afferment en bled.] Chr.
Noos n'insisterons pas sur les nombreuses contradictions que contient ce paragraphe. Nous sommes obligés d'avouer que nous n*avons rien trouvé qui nous permette de démêler la vérité.
Chrestîen semble dans le vrai en assignant à cette donation, la date de 1145; elle se rapprocho du pontificat du pape Luce II. Quant au liou qui en fait l'objet , ce doit (" tro plutôt Guorville, que Liorvillc (canton do Cliauuiont, Oise). Cliévremont se trompe aussi on donnant la date de 1187.
ho. Déclaration de qui pourrait nous éclairor sur toutes ces propriétés de l'église de Mantes, est muette sur ce point. Lo nom de OuervUIe ou de LtervOle ne s'y trouve pas.
Il n*est pas certain que ce Pierre de Boisguillaume ait été abbé de Mantes. En effet, Henri, fils de Louis le Gros, était luimême abbé de Notre-Dame, vers 1143. De plus, son frère Phi-
(I) Copié dans chbv. qui «n^Ue !« donateur : Pterre de Boit OnillaoïiM lai dimes : iàurvUle.