‹ La chronique de MantesChapitre 26 sur 143 · CHANTRE DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

CHANTRE DE NOTRE-DAME

•« de justice, l'an do rincarnation de Notre Soiiiiienr 1152 et •< de notre règne le 15'. Scellé en cire jaune d'une seule «< fleur de lys » (1).

§ 39. Autre différend pour la présentation de Tofflce de Chantre. — Deux années s'étant écotdées, après cet arrêt célèbre» il renaît un autre différend entre les parties, qui prit son origine du droit de présentation de l'oflice lie chantre qui vint à vaquer en l'église Notre-Dame. Cela fut termini' î^ar rautorité de notre Saint Père le i)ape Adrien. 4* du nom, moine, anglais de nation, qui fut («lu l'an 1154. Lequel par sa huile, ordonna que la prèsputation de cet office appartiendra à l'ahljô et aux chanoines conjointement; chargeant d'anathcme ceu.\ «pli contreviendraient à son ordonnance, comme il se voit par sa huile, donnée à liénévent. le Ifî des calendes de janvier. Nous voyons encore que cette ahhaye a été desservie par saint Adjure fjui y a ♦^té longtemps, où il vivait très saintement: et fut appelé au . pays chartrain pour gouverner une autre ahbaye et mourut à Orléans.

Les collèges de chanoines araient pour premiers dignitaires,

un abbé, un trésorier ou un chantre (carUor) ou primicier. Celui-ci était maître du chœur, donnait le ton dans les chants des offices, et portait pour insigne de sa fonction, le bâton can-

toral.

Quant à saint Adjutor 2\ \f rfnsoi^noiufnt bi(>;:raithique consipn»^ ici. no se trouve mille part ailh'ur^-. Il « lait lils (io.Iean de Veruon et de Rosemonde de Blaru. (lodescard, dans sa Vie des SeUtUs, ne dit point qu'il ait vécu à Mantes, mais seulement à Tiron et à Vemon.

Saint A^Jutor, en Ténération à Vernon, a donné son nom à une espèce de piscine ou bénitier très intéressant, que Ton voit dans régUse de Vemon.

(1) Louis VII est le premier roi qui se soit servi de la fleur de li^; sur nen •ceaux ; il n'en avait qu'une. Ses succeeeeun les portèrent sans nombre ; Philippe le Hardi la flzaàtroia.

(S) A^Uotavr, AiUntra, A^ovtre on Uttra.

§ 40. L'abbaye de Mante donnée à Saint-Denis. —

A ce prince (1), qui fut le treizième abbé de notre église, succéda un autre prince qui fut son neveu, Philippe-Auguste, fils de son frère Louis le Jeune. Lei^uel aima si fort notre église, que, quoique étant roi. il ne voulut se dépouiller de sa qualité d'abbé de Mante qu'en l'année 1196, qu'il la donna à Hugues Foucault, abbé do Saint-Denis et à ses religieux ; leur échangeant l'abbaye de Mante, pour en disposer à leur volonté, au village de Leur moutier qu'ils possédaient, duquel Sa Majesté disposa à la faveur du sénéchal de l'empereur, nommé Marchoald, sans en retirer aucune foi, ni hommage (2).

Cet abbé Hugues ne perdit point de temps. II fit aussitôt homologuer cette donation parle pape Céiestin, troisième du nom, qui avait été élu en l'an 1192. Par sa bulle donnée à Latran le cinq des calendes de juin, indiction 15% l'an de l'Incarnation duÛlsdeDieu 1197 (3), de son pontificat le 5% il donne pouvoir, que les chanoines d'icelle venant à décéder» l'abbé de Saint Denis y mettrait de ses religieux. Le pape Innocent, troisième du nom, qui fut élu l'an 1198, confirma aux mêmes religieux, abbé et couvent de Saint-Denis, la concession et patronage de l'église Notre-Dame de Mante, avec toutes les appartenances que le roi Philippe-Auguste leur avait cédées, et pouvoir d'y mettre de leur religieux, les chanoines venant à décéder.

Ce fût pourquoi Téglise de Mante prit dès lors pour un de ses patrons, le bienheureux saint Denis, et commença d*en solemniser la féte, avec octave, ce qu*elle a religieusement observé depuis ce temps (4). Et son image tai mise sur le grand portail de Téglise (5). Mais U est à croire que ce prince retira incontinent après cette abbaye des mains de Tabbaye

(1) Philippe de Courtenay, frère de Leola le Jeune.

(2) C est une erreur.

(3) Par sa bulle du mois do mai 1198. CiiKV.

(4) On sonnait Tofâce Uu Saint-Dcuis, avec une cloche spéciale nommée : ta DeMâê»,

(5) Limage de FabM Hugne.

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