‹ La chronique de MantesChapitre 76 sur 143 · LA VILLE EN ÉTAT DE DEFENSE · texte numérisé non relu

LA VILLE EN ÉTAT DE DEFENSE

» paix, mom ▼onloiisetToiitprioiistrès exiiiranemt que tous re- » girdiesanzfossés» murs,portan1x, bonleTeraetanltres fortifl-

» cations de notre bonne Yille de Mantes, les reduisans par vos

» dilligences, soing et labeur en toi estât que vous ne puissiez » craindre les vacahons, pillars, volleurs, ni quelconques aultres • manières de gons qui pourroiont vous faire forco ou invasion » d hostilitô; vous pourvoyant quant et quant, de bastons, Aar- » tuyg et toofes armes qui peuvent seirir à la délfense de ladite » Tille. Et ce, ]iar la gracieuse remontrance, cotisation et or- » donnance que vous en saurez bien faire, tant en^génAral que •> particulier, partout et ainsy que besoing sera selon la fiance » que nous arons de vos obéissances et bonnes volontés. Donné •> à Lyon lo xv' jour de juillet mil VC XXXVI. Signé Françoys « et au desoubz : Bayart.

» A nos chers et bien aimez les mannans et babitans de no- » tre Tille de Mantes (1). »

C*eet an conrs de tous ces érénements que François I*'

«manda se retirer vers lui, messire Jean de Créquy, seigneur deCanaples, comtf do Manto ot Mtnilan (2). » Ses ordres étaient donc en bonne voie d'exécution. Mais du reste, toutes ces précautions devaient être sans objet : les généraux de Charles-Quint avaient été forcés de lever le siège de Péronne dans les premiers jour de septembre. Paris et llle^e-Prance n*ayant plus rien à redouter, ralentirent leur activité militaire. Mantes après quelques délibérations touchant les fortifications et l'armement, rentra dans le calme ft reprit sa vie ordinaire (3),

Nous avions tu l'intention do placer dans cotte cinquième partii' un résumé do l'administrai ion muiiicipalo à laquelle François 1" va porter atteinte, et que son fils Henri II va modifier si profondément, en réduisant à quatre le nombre deséche- ▼ins. Mais Tiroportance des privilèges de Mantes ressort si clairement de tout ce qu'on a In jusqu'ici, qu'il est à peine besoin dMnsister sur ce point. Les faits parlent plus baut que tous les commentaires.

(1) Retjistre. de 1. 136.

(2) Hém. de Ouillaume du Bellay. Coll. Michaud. Jean de Créqay-CaaapUs eonimndalt à H«edin «n 1537. 11 rendit la tiltt ans Impériânz.

(3) V /.a viue 40 Mmtlêi métatéê difeim, par B. Qmw^ stltsNgtstNs

de l'tiôUil-de-ViU«.

Le Maire est tout. Un cas un peu important so pr(^sontc-t-il ? Les notables sont assemblés à bref délai (1); défaut est donné contre les absents, et la délibération qui intervient, devient une loi locale à laquelle chacun doit se soumettre, sous peine d'amende, de prison ou de perte de ses droits de communier.

On le croirait à peine I l'autorité du roi elle-même, n'est pas a l'abri d'un certain contrôle ! Elle n'est écoutée qu'autant que rien ne vient à rencontre des vieilles franchises dont jouissait une ville quand, comme Mantes, elle était murée.

Sous la réserve des droits du roi, la commune avait la haute main partout: droits sur la rivière (3); droits sur les métiers; droits sur les offices de la ville, clerc iCeau, sergents, *naitres du pont, mesureurs, etc. Ses droits étaient encore presque absolus sur les marchés, sur la police municipale, sur les mesures sanitaires, sur l'Hôpital, le cimetière, I llôtcl-Dieu et leurs confréries et sur les églises de la ville (3). Elle avait encore une omnipotence presque complète, sur les fortifications comme sur la garde de la ville, ainsi qu'on Ta vu, notamment en l'année 15S6.

Tout cela allait prendre fin ; non pas que Timportance de la ville diminuât, mais bien plutôt par suite de mesures générales prises par la royauté, qui devenait de plus en plus absolue. Mantes, comme toutes les villes de communes, voyait porter atteinte aux immunités municipales. Amiens avait eu le mode d'élection du maire et des échevins changé en 1531. François I*', le 7 mai 1533, voulut ériger en office à vie (4) la charge de maire de Blantes. Mais sur les instances des Muitais, il dut y renoncer.

Le marquis Jean de Créquy, sire de Canaples, n'était pas étranger aux décisions prises contre les franchises de Mantes. Il avait eu l'usufruit du comté de Mantes etMeulan dès 1526 (5).

Il) Dins une élection riVcht^viiis, <!o 1583, le procè^Teibsl Constate Is présence de deux cents communiera et plus.

(S) De 1634 à 1586^ toutes kw corpomtions firent réviser lenn Ordennon»

ces par \c torps de l'Hôtcl-dc-Ville. La collection est volumioeaM et intdree> santé. Elle se trouve dans les Registres de délibérations.

(.S) L« 19 juillet 1537, en nommant à l'Hôtel-de-Ville le chapelain de Is Châsse, la d' libération constate que les Heliques, calices et ornements »pfê!t^ tiennent à la ville. Le chapelain donnait 200 livreg pour caution de leor eon> servùtioii. Itcyis'.rc de tSS7,

(4) Inventaire de 15iS.

(5) Il était de plus gestilhomme de la chambre du roi, capitaine dea cent genlililioaimm du roi et gouTemenr de Mantes.

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