CONSPIRATION DE LA HOLB
» esté cause que nnz «iihj octs do la nmtvelle opinion sont on- » très en si très grande déffîanco que la plus part d'oulx sont » délibérez do s'élever, estiiiiant que l'^lits faulx rapports, à » quoy nous n'aurions jamais pensé, feussont véritables. Et ont » lesdits de la nouvelle opinion, sur ces ocasions, délibéré, à ce
• que nons aurions aussi eufendu, essayé de surprendre aueu- » nés de nosdites ▼illes, pour s'en saisir s*ilz peuvent (1), dont
• nous avons advisé vous advertir ineontinant, affin que, corne » nous vous avons çy-devant mandé, vous ayez a prendre garde » a la seureté de vre. ville et pont de Mant' . faisant faire si » bonne garde que s'il y avoit entreprinse sur lad. ville et pont. » vous en puissiez empescher rcxécution. Mais nous, do preuve •> que vous vous comportiez de façon qu'establissant bien la » seureté d'icelle ville et pont do Mant(! et y faisiez faire la » garde por quelque temps et jusques à ce que nous voyous » que ce sera de tous ses bruictz, tous nos subj< cts y puissent » vivre en paix et que lesd. de la nouvelle opinion puissent » cognoistre come nostre droite et sincère intention est de con- » server tous nos subjectz de Tune et l'autre religion en seu-
• reté et repos soubz nre. obéissance ; et aussi affîn que notre » droicto r't sincère intention soit entièrement su}'A'ie, nous » avons comandé au Sr conte de Cadené qui comande à la com- » pagnie d'homme d'arnuîs de noz union, de nre. très cher et » très amé beau frère le duc de Montmorency, de pourveoir à » la seuret*'; de nred. ville et pont do Mante ; ensemble de celle » de ICeulant où nous espérons qui (qu'il) se rendra ineontinant. » Ce pendant, vous ne faudrez de vous comporter ainsi qu'il en » estcy-dessus délibéré. Donné au Faubourg St.-Honoré, le » dernier Jor de febvrier, l'an mil vc Ixzii^. Signé, Cbarles. Et
• au dessoubz : Pinart. »
Faisant droit aux ordres du roi, les officiers de la ville et du Château prirent, le deuxième jour de mars, diverses résolutions que nous transcrivons : « Suyvant comandemant du roy, etc.,
déffenses sont faites à toutes personnes de piller, sacager, mal faire, ne mesdire Tuoe à l'autre, m* jpeytie de la hart,
(1) • Six lirres unze lol tourn. por despence de bouche faicte en la maison dod. Troge par plusieurs inaçona, le prenier dinenehe de oureame dernier qui auroicnt h -onfrner por lad. ville à bou8ch«r et olor-i. les portos d' S CordeUtsra et Chantaluue, ainay qu'il auroit esté par nous à eulx commandé, par la mrprlnM qui pensa «stre faiete de cested. villn par les ennemys. » ilrcM> «w. Usais 17.
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« Pareilles défTenses sont faictes à tous soldats et habitans de lad. ville, do laisser et abandonner leur corps de garde assis au dedans des portes et portaulx d'icelle ville. De ne porter leurs armes en autre lieu, durant qu'ilz seront en garde et sans l'abandonner; et ce, sous peine de punition corporelle. Sur laquelle peyne leur est e^joinet obéyr à leur cappitaine; et ausdits cappitaines deffenses leur sont faictes d'entreprendre ou faire quelque chose en la garde, sans comandement ou ad- * vertisst'int. Ausquels est enjoinct de contenir leurs soldats dodans les ville et corps de garde, sans que lesdits soldats et autres habitans n'estant en garde, sortent en armes et acompaigaez. Avec deffenses de prendre, ne s'en faire donner par les passans et traTersanslesd. portes, aucune chose, ny aller aux maisons et jardins por y coppcr arbres n'y prendre aucune chose. » Ces dispositions furent publiées à SOU détrompe, par le greffier de l'Hotel-de-Ville (1).
Lf fort de Meulan était alors en assez mauvais état. Il était à redouter qu'il no tombât facilement entre k's mains des ti'oupes protesluutes. Charles IX écrivit encore (7 mars) au maire, de lever les deniers nécessaires à la réparation de cette vieille forteresse si éprouvée. « Voullant que les deniers qui seront w nécessaires pour cest effect, vous les preniez de vos deniers » comuns; et se il n'y en aura à suffire ou point du tout, vous •> ayj'Z a les cuv'illir et lever sur vous. Et se pour cest estât » vous avez besoing de nos lettres patentes, nous les vous en- » verrons. Mais nous roulions que vous ne laissiez ce pendant, • en vertu de ces présentes, de faire lad. levée et oesongner jt incontinent. Etc. (2). »
La garnison, sous la direction habilement intéressée de Buhy, avait vraiment rempli son devoir. Il résulte d'une autre lettre, du 2 mars, qu'elle avait fait quelques prisonniers des hommes de M. de Guitry : « Mais qu'il ne leur soit fait, dit le »> roi, aucun tort ni déplaisir. Nous d(;péchons ce porteur de- »> vers le Sr. vicomte de Cadenet, qui vous fera entendre notre » intâition. » Le 7, il ordonnait, par la letbre suivante, de les faire venir à Paris, avec les interrogatoires qui avaient été faits à Mantes :
(1) ZMm de raoiUl'dO'Vmê âê MtuUes pour la guem» #f 74.