‹ La chronique de MantesChapitre 86 sur 143 · CURE DE SAINTE-CROIX · texte numérisé non relu

CURE DE SAINTE-CROIX

Touloir et consentement de W, frère du roi, comte de BCante et Meulan (François d*Â2ençon)» coUateur desdites, prébendes. Ce qui (Vtt fût après Tinformation, par Tofflcial de révêque, le 2 octobre audit an, à la charge que la cure et prébende venant vacantes, il y sera pourvu alternativement, par le frère du roi et le doy^n de ladite église. Le premier curé Alt M* Jean Deschamps, lequel fut mené à Bvreux pour être offlcial et chanoine, par M* Jacques David sieur du Perron, lors évéque dudit Bvreux et cardmal. D résigna ladite cure et prébende à M* Simon Faroul, qui la résigna après sa mort à M* Robert Guériteau, qui en prit possession, liais le doyen du chapitre y présenta Hazimilien Larmier, qui emporta ledit bénéfice par arrêt du Grand ConseU. Bt pour quelques mécontentements quil reçut du doyen et chanoines de Téglise, il résigna la cure et prébende à M* Charles Puiget.

n y a encore ici des erreurs de date ou de détails. Jacques Davy Du Perron, évéque d*Evrenx puis archevêque de Sens, ne Alt fait cardinal qu'en 1004. Il ne Ait évéque d*Evreux qu'après 1500. Il y a donc confusion sur la présentation du curé de Saiote^roix au célèbre controversiste. Peut^tre faut-il comprendre que Jean Descharaps quitta plus tard sa cure de Mantes pour aller à Evreux avec l evèque nom m*'» par Henri ÎV.

La cure de Sainte-Croix existait depuis lf»ni:temps sous un autre nom, fi l'on ne fit en 1581 que d'y adjoindre une prébende de chanoine. Du temps immémorial, dit Chrestien, auquel nous empruntons tout ce qui suit, Sainte-Croix était une chapelle, avec chapelain aux gages des comtes de liantes. Ce chapelain officiait an Château, dans une chapelle Saint-Nicolas on Saint- Lnbin. Les officiers du Château et tous les privilégiés de la Tille relevaient de Sainte-Croix. Le curé de Saint-Maclon, doyen de Notre-Dame, n'avait plus comme paroissiens que le menu peuple de la ville. Enfin pour comble de confusion, le» deux paroisses étaient nominatives et n'avaient pas de territoires distincts. De là des conflits toujours renaissants, entre le doyen et le curé de Sainte-Croix.

Quand, plus tard, les officiers du roi augmentèrent en nombre, ils demandèrent à transporter leur cure de la chapelle du Rosaire, an premier pilier i gauche, à l'entrée du chœur. Ils

•^établirent dans la nef avec des bancs et cabinets d*où ils entendaient l'office.

On tenait, dit encore Chresticn. à honneur d'être de Sainte- Croix. Los enfants allaient assister le chapelain et conservaient le droit d'être de cette paroisse. Les jeunes clercs tonsurés étaient de Sainte-Cruix. Dos jeunes gens allaient à Chartres, se faire tonsunT, et quoi^iue se mariant, r<'stai*Mit paroissiens de cette paroisse. On comprend combien Saint-Maclou en était amoindri. Après un premier différend entre les deux curés, on convint que les tonsurés mariés, seraient de Sainte-Croix ; mais que ceux qui se remarieraient (bigames) reviendraient à

Saint-Maclou à moins qu'ils ne fussent officiers privilégiés.

Tout cela se termina par la séparation des deux paroisses.

g 181. Les Orgues de Notre-Dame et de Saint-Maolou Isites, — L*an 1583, les orgues de Notre-Dame de Mante fùrent commencées et environ la Pentecôte 1588, elles flh rent achevées, par un nommé Nicolas Barbier, natif de Laon en Laonnois et coûtèrent 2000 1. Celles de S. Maclou furent parachevées à la Nativité de Notre-Dame, et avaient été commencées à Pâques.

En 1583| les maîtres pécheurs de Mantes, obtinrent 1 enregistrement au Parlement de lettres obtenues en 1484, de Charles VIII, par lesquelles étaient confirmés leurs anciens privilèges. Béunis en corporation à part, les pécheurs avaient cer> tains droits de Justice, appelés de VBéteUdu-Mètier (1) ou de U P/^rr« 4 Pof^5on. Ils nommaient un maître p'chi ur, qui prétait serment à rHôtel-de-Ville et avait droit de hanse sur tous les compa«;nons pécheurs. Ce Maître pouvait frapper les contraventions au métier, de 12 s. d'amende au profit de la couiuiunauté. Leur conseil à ^age, se nommait le Bailli des Pécheurs ; il assistait le Maiti'e en ses plaids de TlIotel-du-Métier. Les appels étaient portés devant le maire. Le perdant, le Maître ou i appelant, payait 20 s. a l'Hôtel-de-Ville. Les pêcheurs de Mantes avaient le droit de pécher dans la Seine, depuis la Fosse de VOmaye, au-dessous des Andelys, « jusqu'aux Blancs-Murs le la Chaussée de la Chalevaune (2), » et depuis la ruelle de

(1) La nie du Métier tire son nom de là.

(2) N'est-ca pu encore im «ouveoir de Oaubert et du siège de Cliàte«u> Oflillanir

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