MANUFACTURE DE SOIERIE
étangspour le noyer, ne croyant pas que tant d'eaux fassent tombées du ciel. Oe qu'ayant reconnu, il fut bien étonné (1).
Sully, chargé de radiuiiiistration des finances du royaume, l'opposa d abord à toutes les créations industrielles de Henri IV, mais à la lin il se laissa gagner à ses innovations. A ce voyage de 1603, Olivier do Serre avait accompagné le roi, pour présider lui-même aux plantations de mûriers blancs et indiquer les soins qu*U était nécessaire de leur donner. Chrestien dit que les habitants de Mantes reçurent des instructions imprimées, pour rélevage des vers à soie, et que dans beaucoup de maisons, on se mit à cultiver ces insectes précieux. Enfin Sully fit couvrir tout son domaine domaine de Rosny de mûriers blancs.
§ 212. Manufacture de soie établie à Mante. — Cette arrivée du roi et de la reine, princes et seigneurs, était pour mettre au château de Mante, d^excellents ouvriers que Sa Miyesté avait fait venir exprès en France, avec grande quantité de vers à soie, moulins et autres instruments servant à la manufacture des draps de soie. On planta quantité de mûriers blancs et noirs en ce bailliage, par ordonnance de Sa Majesté, pour avoir des feuilles pour la nourriture des vers à soie. £t fut donné des livres à plusieurs pour apprendre la manière de cultiver ces plantes . Ainsi fUt par Sa Majesté, lamanufeicture des crêpes fins de Boulogne, tant crêpes, que lits et draps de soie, qui ne se faisaient qu^en Italie, établie dans le château de Mante, en Tannée 1604, au printemps (2). Plusieurs de la ville nourrissaient en leurs maisons lesdits vers à soie, lesquels profitaient assez bien. H se tirait de la soie aussi belle et fine qu*il se peut voir, tant blanche que Jaune. Les moulins et autres instruments servant à ladite manufocture, forent mis dans le Château.
§213. L'EgliM dtt dmetlère li&tie oonuiM elle est à présent. — L*an 1605, au mois de mars, Eustache Pichon et
(1) V. Lestoile qui raconte le fait avec moins de détails, ainsi que Sully.
(2) Cette phrase est copiée dans la Chronologie sfiitt-naire, mais à'tme façon fautiv#. Il faute Urû : Des Cicspes tins dâ Bologne, tant crcspcs que lis (Umm).
Nicolas Bedêches étant prévôts de la Charité de la confrérie
de SaintnJacques du Cimetière de Mante, firent aux dépens de la confrérie et aumônes des f^ens de bien, réédifler
l'église dudit cimoti^re qui avait été abattue et ruinée pendant les troubles, et obtinrent commission de Chartres pour la rebénir. Ce i[m fut fait par M'" Antoine de Gahiache, doyen de Téglise Notre-Dame. Lequel après la cérémonie faite, y célébra la sainte messe, Tautel n'étant couvert que d'un seul appenti. Et dès lors les chapelains commencèrent à y célébrer le service divin qui se faisait pendant la ruine de Yégh9% àl'Hôtel-Dieu. L'église demeura sans ctr e couverte jusqu'à Tannée 1608, que Jean Havault et Charles CoUichon, pour lors prévôts, firent faire la charpente et couvrir aux dépens de la Confrérie et prirent des tombes dans le cimetière pour flure paver réglise(l). Ën 1613» M"* Bustache Camus, bourgeois de Mante, fit faire à ses dépens» une chapelle dans l'église, en l'honneur de saint Eustache, qui est du côté de Thôpital, avec la vitre qui est à côté. Et audit an, Jean Roblastre, bourgeois de Mante, fit faire une autre chapelle de l'autre côté, en Thonneur de saint Jean. Lesquelles deux chapelles font la séparation de la nef et du chœur. U donna aussi une belle vitre qui M apposée en ladite chapelle. En la même année, les aides du pont de Mante, donnèrent le crucifix et les images de la Vierge (2) et de saint Jean, qui sont aux côtés de la clôture du chœur qui fût faite aux dépens de Féglise.
Nicolas RouaUles et Christophe Chambord étant marguilliers, lè grand portail (porche) du cimetière fut fait et couvert en 1629, aux dépens de la maison de viUe et de Tég^se. Les autres vitres furent données par des particuliers, savoir: M'* Marin Lebert, contrôleur du grenier à Mante, en donna deux; Marguerite Deslandres, veuve Nicolas Viel, Lieutenant-Général de Mante, et Jacques Mignon, marchand, en
(1) BIIm y sont eneore, mais malheareuMmnt tr6t effaeéet. Qttelqiiet4UMS ■ont fort belles ; toutes font inlt'ivssantcs pour l'histoiri' dos famillea d6 liantes. Il serait à désirer que l' administration les fit relever avec soin.
(2) U y a dans la chapelh» une vierge en pierreM'nn assai bon style ; e*eft ■ans doute oelle-Uu
[IflOT]